Signez la motion de soutien aux étudiants québécois

« Notre grève, c’est pas l’affaire d’une génération, c’est pas l’affaire d’un printemps, c’est l’affaire d’un peuple, c’est l’affaire d’un monde. Notre grève, c’est pas un événement isolé, notre grève c’est juste un pont, c’est juste une halte le long d’une route beaucoup plus longue. »

Gabriel Nadeau-Dubois,

Porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Etudiante (surnommée la CLASSE)

Les signataires ci-dessous veulent exprimer toute leur solidarité avec les étudiantes, les étudiants et plus largement les travailleurs et travailleuses du Québec. Nous nous reconnaissons dans la lutte pour des services publics, et en particulier une éducation, de qualité et accessible à tous et toutes. Nous nous associons aussi à la lutte contre les dirigeant-e-s qui gouvernent en défendant les intérêts des banquier-e-s et des actionnaires plutôt que ceux de la population qu’ils sont pourtant sensés représenter et défendre. En attaquant les étudiantes, les étudiants et les travailleur-e-s du Québec, c’est les étudiant-e-s et les travailleur-e-s du monde entier qu’on attaque.

La loi 78 n’est qu’un outil destiné à briser l’extraordinaire combativité des étudiant-e-s du Québec qui tiennent tête au gouvernement libéral de Jean Charest depuis plus de trois mois! Le gouvernement Québecois entend limiter les droits démocratiques les plus fondamentaux au nom de l’austérité budgétaire. Cette démarche s’inscrit dans une logique de criminalisation des mouvements sociaux qui nous est familière. De l’autorisation à le zone neutre en passant par les amendes administratives, en Belgique aussi on s’oppose à la loi de la matraque ! Nos libertés de manifester et de critiquer sont bafouées de Wall street à Barcelone en passant par Bruxelles, pourtant sans critique la société se meurt écrasée sous l’avidité des élites.

Nous étudiant-e-s, travailleur-e-s et citoyen-ne-s nous associons directement au combat québecois. Entièrement solidaires, nous nous engageons à poursuivre des objectifs et des luttes similaires en Belgique et en Europe, parce que cette lutte dépasse largement les frontières du Québec et qu’uni-e-s nous triompherons de la répression!

Signez cette motion de soutien à titre individuel ou en tant qu’organisation! Pour signer en ligne, cliquez ici. Si vous désirez signer une version papier, prenez contact avec nous: stop.repression.be@gmail.com. 

La campagne STOP-répression fera parvenir cette motion aux syndicats et aux facs en lutte au Québec! Notre solidarité est importante pour qu’ils tiennent bon face à la pression de l’Etat! Nous comptons sur vous pour partagez ce texte et faire signez un maximum de monde!

STOP-répression condamne l’arrestation arbitraire des manifestants devant le cabinet de Maggie de Block.

Hier, mercredi 21 mars, lors d’un rassemblement pacifique devant le cabinet de Mme Deblock 42 étudiants ont été arrêtés. Leur soutien à la cause des sans-papiers en grève de la faim depuis 68 jours était apparemment menaçante du point de vue de la secrétaire d’Etat. Leur arrestation injustifiée et absolument pas nécessaire, témoigne d’une tentative à la criminalisation des mouvements sociaux qui est dangereuse et nocive pour la société dans son ensemble.

S’il apparait aujourd’hui comme problématique qu’une centaine d’étudiants manifestent leur horreur et leur consternation devant la violence toujours plus grande de nos politiques d’immigration, qu’en sera-t-il demain d’actions et de revendications, rassemblant plusieurs milliers de personnes, travailleurs et étudiants? Si on justifie aujourd’hui la mobilisation de dizaines de policiers, de matériel,… pour quelques oeufs sur une façade, combien de policiers mobilisera-t-on lors du prochain rassemblement européen? A Sprimont, la police a choisit de défendre et protéger les grands chauves avec de battes de baseball mais ici les chevelus avec des tambours et quelques oeufs sont une menace à l’ordre public?

STOP-répression met en garde le gouvernement et le monde politique, une société qui refuse toute remise en question est une société mourante et sans avenir. La contestation est un droit et une condition indispensable à une société libre et démocratique. Par leur décisions, policiers et gouvernants poussent la société sur une pente glissante…Nous ne resterons pas silencieux devant ce crime.