Pourquoi porter plainte ?

Dans de nombreux cas, en manifestation ou lors de contrôles d’identité de nombreux dérapages sont constatés : refus de l’agent de s’identifier, insultes (parfois racistes), violences,… Nombreux sont ceux qui ne portent pas (ou plus) plainte. En effet, il arrive souvent que les commissariats refusent (ou découragent fortement) d’enregistrer une plainte. Et si on parvient à déposer, dans 80% des cas la plainte est jugé injustifiée,…

Face à cette réalité, on est en droit de se demander pourquoi encore se casser le *** ! Pour plusieurs raisons:

  • La première c’est simplement pour faire de la statistique. L’Etat et la police ne reconnaissent que leurs propres agences et donc, même si elle n’aboutit pas, une plainte déposé est enregistrée. L’augmentation des plaintes reçues fait donc monter la pression malgré tout.

  • Deuxièmement, le fait même que les plaintes n’aboutissent pas nous fournit un argument important pour dénoncer l’impunité des policiers. 88% des gens qui déposent plainte sont des menteurs ? Ça fait quand même 2165 menteurs sur 2459. Plus ce nombre grandit, moins leurs mensonges seront crédibles, plus nos revendications auront du rententissement.

  • Troisièmement, une fois la plainte déposée, rien n’empêche de l’utiliser dans l’arène politique puisque le juridique refuse de nous entendre. En faisant du bruit autour de chaque fait de violence, en rassemblant soutiens, avocats, juristes, manifestations, associations dans une campagne structurée et organisée, nous feront du bruit et des actions jusqu’à ce qu’ils écoutent !

  • Quatrièmement, parfois on gagne !

Comment porter plainte :

  1. Réunir tous les témoignages, vidéos, photos possibles. Plus il y en a mieux c’est. L’identification du policier (grade, taille, sexe,…), numéro d’immatriculation du/des véhicules présents,… Il est important de rassembler un maximum de preuves et de faire un récit basé sur des faits (éviter les commentaires,…) énoncer simplement ce qui s’est passé.

  2. Faire constater les éventuelles blessures par un médecin (par écrit + photos).

  3. Contacter un avocat, par le biais de la Ligue des Droits de l’Homme par exemple (Tél : (32) 2.209.62.80 – E-mail : ldh@liguedh.be).
  4.       Il existe différentes façon de porter plainte:
  • au commissariat:En principe ce n’est pas un problème mais les refus voire parfois de nouvelles violences ne sont pas rares. Évitez les gros commissariats des centres ville mais plutôt se reporter sur un commissariat excentré. N’oublie pas de demander une copie de ta déposition, des fois qu’elle se perdrait.
  • Par courrier (avec recommandé c’est mieux) directement au procureur du Roi. Encore une fois, il faut   absolument faire un courrier le plus factuel possible. Il vaut souvent mieux d’abord discuter la question avec un avocat ou une personne qualifiée.
  •  Porter plainte par écrit auprès du comité P (http://www.comitep.be/FR/index.asp?ID=Form)

5. Eventuellement contacter directement et par écrit le bourgmestre responsable de la police en question, la       ministre de l’intérieur s’il s’agit de la police fédérale.

6. Si tu veux donner une suite politique à ta plainte contacte nous.

 

Plus de détails sur : http://www.gsara.tv/violences/