COMMUNICATION IMPORTANTE: Nouvelle arrestation d’un militant bruxellois.

Cette après-midi en marge du rassemblement des sans papiers un militant très actif de la gauche bruxelloise a été arrêté. Alors qu’il quittait le rassemblement, il a été coursé, plaqué au sol et menotté. Selon les policiers, il s’agirait d’une arrestation judiciaire sans relation avec la manifestation en cours.

L’arrestation de ce militant n’est pas étrangère à un contexte de répression généralisée des mouvements sociaux et de celles et ceux qui y prennent part. Rappelons qu’aujourd’hui nous manifestions en solidarité avec Ahmed, porte parole du comité des afghans sans papiers, enfermé et expulsé ce mercredi. Il y a quelques mois, c’était un délégué cheminot qui se voyait assigner une astreinte de 1700 euro pour avoir participé à un piquet de grève. Ce ne sont là que quelques exemples, pour les militant.e.s le temps est à la vigilance.

Ce contexte est le pendant des politiques de destruction sociale de ce gouvernement. Devant l’intensification de l’offensive raciste et anti-sociale, la répression vise à diviser et isoler les différentes parties du mouvement. Notre réponse ne peut être que la solidarité et l’unité, cette nouvelle offensive doit nous renforcer dans notre détermination.

Nous vous invitons à relayer cette communication et à rester attentifs/ves à la suite des évènements.

Solidarité face à la répression !

« Arrêtez ! Je ne sais plus respirer » : une mère et son fils tabassés et insultés au commissariat

Mwadi et son fils se sont rendus au commissariat pour faire une déclaration de perte de carte d’identité. Ils se sont retrouvés insultés et tabassés puis mis en cellule. Afin de dénoncer cette situation, beaucoup trop fréquente, un rassemblement est organisé devant le commissariat, rue Démostène à Anderlecht, ce lundi 29 juin à 18h. STOP aux violences policières !

Voici son histoire :

Dimanche 14 juin mon fils est allé à la police Démostène ( Jaques Brel) pour faire une déclaration de perte de carte d’identité. Le policier présent a commencé à lui faire remarquer qu’il était connu des services des polices. Sur quoi mon fils a répondu qu’il n’y était pas là pour ça mais pour faire une déclaration de perte. Ensuite, les policiers l’on menacer de le gifler, on refusé de faire sa déclaration et lui on dit de « dégager ».

Il est alors revenu à la maison vers 13h45 et m’a raconté ça. Je lui ai dit, écoutes, je t’accompagnes pour voir comment ça se fait qu’ils refusent. Je suis arrivée là-bas avec mon fils au alentour de 14h15. Je me suis adressé à la dame de l’accueil et je lui ai dis que je venais voir ce qu’il s’était passé avec mon fils, pourquoi ils lui ont refusé de faire sa déclaration de perte. Celle-ci m’a fait rentrer à l’intérieur en m’indiquant de quel policier il s’agissait. Mon fils lui, est resté dans le couloir.

Je me suis alors adressée au policier en question. Je lui ai demandé : « Mr, pourquoi vous refusez la déclaration de perte de mon fils ». Celui ‘a répondu sur un ton agressif: «  on est pas obligé, ça se fait à la commune ». Je lui ai répondu que ce sont ces collègues de 1000 Bruxelles qui ont conseillé à mon fils, lorsqu’il s’y ai rendu, de leur déclarer par mesure de sécurité. Une de ses collègues est arrivée durant la conversation en secouant une feuille devant moi et en disant «  vous savez lire, on ne fait plus ça à la police on est pas obligé, ça se fait maintenant à la maison communale ».

Celui-ci me répond : «  Ah oui, mais vous voyez comment votre fils me parle, il est impoli ». Je lui ai répondu : « avec vous c’est toujours la même chose même si on vient pour une déclaration de perte, il y a toujours des problèmes, c’est toujours la fautes des autres. Vous vous parlez soi-disant toujours gentillement et c’est toujours les autres qui vous agressent. La preuve, il y a une bonne connaissance à nous, Dieumerci Kanda qui est venu faire une déclaration de perte et qui est mort en cellule. J’ai peur de vous, que ça arrive aussi à mon fils et on qu’on ne maquille ça en suicide. » Je leur ai également dit que j’en sais quelque chose, mon frère ayant été tué par la police. Je leur ai dis que pour toutes ces raisons, je me méfie beaucoup d’eux et que je ne leur faire pas confiance ». Je lui ai dit : pour moi, avec le vécu que j’ai eu et que j’ai subi, la police tue, massacre et humilie et viole des innocents »

«  Quand il s’agit de noirs, d’arabes vous ne les considérez pas comme des personnes ». Ces collègues, présents dans le bureau ont commencé à se méler de la conversation, à m’agresser verbalement: « vous-vous prenez pour qui connasse, on est pas des racistes… » L’un me disant : la preuve j’ai pris la plainte d’une africaine en me montrant une feuille avec la photo de la dame en question ». Le ton a commencé à monter. L’ensemble des policiers présents sont sorti de leur bureau et sont venu vers moi pour m’agresser verbalement. Il m’ont dit : «  maintenant vous vous calmez et vous sortez » en se dressant devant moi. Je me suis levée, leur ai demander de ne pas me parler comme ça « parce que je suis pas une chienne », que j’ai une bouche pour parler et m’exprimer, que nous sommes en 2015 et qu’il faut respecter la liberté d’expression ». Dressés devant moi, ils ont commencé à me bousculer. Je me suis dirigée vers la sortie.

Une fois dans le couloir, je m’inquiète de ne pas voir mon fils. J’ai alors demandé au policier m’escortant, où était mon fils. Et il m’ont répondu : «  on ne sait pas » en me poussant vers la sortie. J’ai refusé de sortir sans mon fils et j’ai insisté pour savoir où il était par peur de ce qu’ils pourraient lui faire. Ils m’ont poussé dehors mais je leur ai dis que je ne sortirais sans mon fils car il n’y avait pas de raison qu’ils le gardent. Ils ont claqué la porte devant mon nez. J’ai sonné et j’ai dis que je ne partirais pas et que j’attendais mon fils. Ils sont alors sorti à plus ou moins 8. J’ai hurlé en leur disant de ne pas me toucher. Ils m’ont fait une clé au niveau du cou, me coupant ainsi la respiration pour m’empêcher de crier. Ils m’ont fait rentrer de force dans le commissariat en me soulevant et m’ont porté un coup sur le visage. Je leur ai dis : « arrêtez, je n’arrive plus à respirer ». Une fois à l’intérieur, je leur ai demandé de me lâcher. Ils m’ont jetée par terre, ils m’ont mis un pied sur le dos pour m’immobiliser et continuait à me me faire une clé au niveau du cou. J’étais prête à m’évanouir. La femme qui m’a agressée verbalement plus tôt est arrivée, elle a arraché mes chaussures et mon soutien gorge. Ils m’ont ensuite poussée dans un cachot. J’étais mal en point, j’avais mal au larynx, aux oreilles et j’avais du mal à respirer.

J’étais couchée par terre dans le cachot et j’ai sonné plusieurs fois sur un bouton en appelant à l’aide. Environ une heure aprés, des ambulanciers sont rentrés dans le cachot accompagnés de deux policiers. Ils ont pris ma tension, on dit au policier qu’il n’y avait rien d’urgent et sont repartis. Je suis restée au cachot jusqu’à ce qu’ils me fassent sortir. Il était alors 22h10. Mon fils est sorti au même moment. Ils nous ont fait signer des papiers de sortie et nous ont rendu nos affaires. En sortant de là, nous sommes allés aux urgences pour faire constater les blessures et je me suis appercue que je n’avais plus l’argent que j’avais avant mon arrestation (300 euros).

Rassemblement contre les violences policières

Rassemblement contre les violences policières

22nov

Ils ont tué Rémi !!!
Malheureusement ce n’est pas la seule victime des forces de police. Tout les jours, dans les quartiers, dans les prisons, dans les centres fermés et sur les terrains de lutte la police tue, blesse et harcèle dans une impunité qui semble inébranlable

La campagne Stop Répression répond à l’appel lancé par le collectif ‘Tant qu’il y aura des bouilles’, qui lutte contre le barrage de Sivens, pour faire du 22 novembre une date internationale d’action et de mobilisation contre les violences policières.

C’est important de manifester notre solidarité internationale. D’autant plus que certains dirigeants et membres des syndicats policiers aimeraient durcir l’arsenal répressif des forces de l’ordre, notamment en introduisant les flashballs dans les outils de répression.

Nous appelons toutes celles et ceux qui se sentent concernés à venir nous rejoindre à 18H devant le consulat général de France à Bruxelles, 42 boulevard du Régent, métro Arts-Loi.

Appel sur le site tant qu’il y aura des bouilles :https://tantquilyauradesbouilles.files.wordpress.com/…/appe…

Liste non-exhaustive d’autres rassemblements :

– Nantes : Le collectif d’organisation de la manif du 22 novembre à Nantes
https://nantes.indymedia.org/events/30325
– Toulouse : samedi 22 novembre 2014 à 15h
http://toulouse.demosphere.eu/rv/9573
– Foix, 10h au jardin pour enfant – rassemblement contre les violences policières : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/…/lundi-16-…/
– Gueret, place Bonnyaud – Rassemblement, contre les violences policères
http://on.fb.me/1qCP2kA
– Tulle, devant la cathédrale – Assemblée populaire et discussion citoyenne :
http://tiny.cc/jq6npx
– Castres, 10h place Jaurès – Distribution de tract :
http://tiny.cc/4t6npx
– Mazamet, 10h au marché – Distribution de tract :
http://tiny.cc/gv6npx
– Cahors, 10h30 place Chapou – rassemblement contre les violences policières et collecte de vivres et matériel destinés aux occupants du Testet :
http://tiny.cc/tu6npx
– Gap, 11h Rassemblement-Manif contre les violences policière :
http://05.demosphere.eu/rv/348
– Forcalquier, 11h – 15h (Infos-débats) « Un mort dans une manif, pourquoi? » :
http://04.demosphere.eu/rv/575
– Rouen, 11h au Théâtre des Arts (arrêt de teor) – Manif contre les violences policières : http://on.fb.me/11Icj9R
– Béziers, 12h Pique nique contre les violences de la police :
http://on.fb.me/11A336G
– Paris, 14h (et toute la journée) pique-nique contre les violences policières :
http://paris.demosphere.eu/rv/36047
– Paris, 14h avenue de Friedland : Rassemblement en réponse à la maltraitance animale commise par des agriculteurs de la FNSEA !
http://on.fb.me/11IcqC8
– Poitiers, 14h : manif contre les violences d’Etat :
https://nantes.indymedia.org/events/30539
– Cherbourg, Journée nationale et internationale contre les violences policières.
http://on.fb.me/1p4aiyF
– Besançon, 14h place du 8 septembre – Manif contre les violences policières
http://on.fb.me/1p4aiyF
– Grenoble, 14h place de Verdun – Manif contre les violences policières :
http://on.fb.me/1vuvCjR
– Albi, 14h place du Vigan – Rassemblement contre les violences policières :
https://tantquilyauradesbouilles.files.wordpress.com/…/appe…
– St Etienne, 14h, place de l’Hotel de Ville – Manif contre les violences policières :
http://tiny.cc/do6npx
– Brest, 14h place de la liberté – Rassemblement contre les violences policières :
http://tiny.cc/dp6npx
– Tours, 15h place Saint-Paul – manif bruyante contre les violences policières :
http://larotative.info/contre-les-violences-d-etat-687.html
– Annecy, 14h30 place de la Préfecture – Manif contre les violences policières :
http://tiny.cc/zx6npx
– Marseille, 15h à la Plaine – De Kobané au Testet NON au terrorisme d’État :
http://www.millebabords.org/spip.php?article27005
– Turin (Italie), 15h piazza Castello – Soutien aux inculpés NO-TAV :
http://tiny.cc/4p6npx
– Nancy, 16h place Maginot – Rassemblement-concert contre la répression et les violences policières :
http://www.sans-nom.net/…/156-contre-les-violences-policier…
– Bordeaux, 16h place De La Victoire – Manif contre les violences policières :
http://gironde.demosphere.eu/rv/4151
– Dijon, 14h30 place Darcy – manif contre les violences policières :
http://on.fb.me/1p4ajTd
– Lisbone, Portugal on the 22th
http://on.fb.me/1F69Phq
– Chalon sur Saône, 17h devant la Mairie – Rassemblement contre les violences policières : http://tiny.cc/zy6npx
– Lille, 17h place du général de Gaulle – Manif contre les violences policières : http://lille.indymedia.org/spip.php?article28874

MOBILISATION CONTRE LE MEETING DU PARTI NEONAZI AUBE DOREE EN BELGIQUE: NO PASARAN !

Ce 4 octobre 2014, le MAS – un mouvement fasciste français – organise un meeting en Belgique avec deux eurodéputés d’Aube dorée (Grèce) et le président de Casa Pound (Italie). Ces deux organisations ouvertement fascistes, néonazies et violentes n’ont rien à faire dans nos quartiers!

Aube Dorée est une organisation néonazie et violente qui attaque les immigrés, les musulmans et les Roms dans les rues et les marchés d’Athènes où encore les syndicats et les citoyens dans les manifestations et sur les piquets de grève. On se souvient que ces militants ont assassiné le rappeur Pavlos Fyssas en pleine rue l’année dernière. Les liens de cette organisation avec la police grecque sont nombreux et leur assurent une totale impunité en Grèce. Comme toutes les formations d’extrême-droite, ils attaquent tout ceux qui refusent de marcher au pas derrière leur chef.

Casa Pound est peut être moins connue sous nos latitudes, il s’agit d’un mouvement italien qui se veut « le fascisme du XXI siècle ». Ils sont considérés comme un modèle pour énormément de mouvements d’extrême droite européens, ils se réclament notamment héritiers de Mussolini et se basent sur des milices de rues animées par leur organisation étudiante! Extrêmement violents, en 2006, ils ont attaqué des étudiants du secondaire à coup de ceinture dans une manifestation pour une école démocratique. Un chef, une nation « éthique », … cette organisation avance à visage masqué pour ressortir des poubelles de l’histoire une horreur sans nom.

Face au désastre social que nous imposent les gouvernements et les spéculateurs, ces formations prétendent combattre le « système ». L’histoire a prouvé que tout ce qu’ils proposent c’est de la barbarie, des massacres et des guerres. Pour nous, les réponses aux crises du capitalisme passent par la mobilisation solidaire et unitaire des 99%.

Nous refusons de laisser les fascistes et les nazis répandre leur haine du « musulman », du « juif », de l’étranger ou du militant. Ils sont dangereux et il faut les arrêter partout et toujours ! Faisons entendre notre voix. Arrêtons ce meeting.

Rejoignez la contre manifestation populaire et antifasciste ce samedi 04 octobre à la Gare Centrale.

USE, JOC Bruxelles, EGA, Blockbuster, Initiative de Solidarité avec la Grèce qui Résiste, FEWLA, JAC; LCR-SAP, interrégionale du Front Antifasicte, ACV jongeren, COMAC, Les Jeunes FGTB Charleroi & sud hainaut, Jeunes FGTB, Agir pour la Paix,…

 

Lien de l’événement facebook : https://www.facebook.com/events/951739591507848/

Télécharger le tract ici: http://www.stop-repression.be/?attachment_id=2140

Les policiers ne sont (presque) pas formés à l’intégrité

Un article paru récemment dans De Standaard, met en évidence le peu de cas que les autorités font de la question de l’abus policier. En effet, la chercheuse Annelies De Schrijver (KUL) souligne les grands cas de conflits moraux auxquels les policiers sont confrontés et insiste sur le fait que presque rien n’est mis en place dans la formation des jeunes agents pour les amener à adopter un comportement juste par rapport au citoyen lorsqu’ils sont confrontés à un abus ou des violences de la part d’un collègue.

L’impunité commence avec la formation et se termine avec des instances de contrôle (comité P) qui ne sanctionnent quasi jamais les abus.

voici un résumé de l’article:
source: (http://www.standaard.be/cnt/dmf20140924_01284675)

Une étude de la KUL, montre que les policiers sont à peine préparés à comment gérer un dilemme moral. Sur base d’interviews et de questionnaires avec près de 400 reçues, la chercheuse Annelies De Schrijver, a étudié comment se forme l’intégrité des jeunes policiers pendant leur formation.

Selon la chercheuse, la quasi absence de travail sur l’intégrité explique notamment le fait que de nombreux policiers couvrent leur collègues en cas d’abus où de violences. En effet, à part un petit cours de déontologie d’à peine 8 à 14 heures, la question de l’intégrité n’est absolument pas abordée.

exemple: deux policiers en patrouille remarquent une voiture qui fait des mouvements bizarres. Lorsqu’ils l’arrêtent, ils trouvent des armes dans le coffre. les deux personnes qui étaient dans la voiture prennent la fuite en courant. Les policiers en rattrapent un. avant de le conduire au commissariat, un des deux agents met des coups de pied dans le ventre de la personne menottée jusqu’à ce qu’elle donne le nom de celui qui a réussi à s’enfuir.

En théorie, le deuxième agent devrait faire rapport des abus commis par son collègue. Pourtant, c’est rarement le cas. La criminologue affirme que dénoncer un collègue est difficile. Elle dit aussi que de nombreux policiers sont prêts à couvrir la consommation d’alcool ou de drogues par leur collègues. Elle affirme donc qu’il est urgent d’améliorer la formation des policiers qui disposent d’un important pouvoir de décision lorsqu’il sont en patrouille par groupes de deux.

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