Manifestation antifasciste sauvagement réprimée par la police bruxelloise !

17 juin 2012 Bruxelles,

Manifestation antifasciste sauvagement réprimée par

la police bruxelloise !

Cette après-midi une manifestation pacifique qui voulait s’opposer à la manifestation fascisante du parti populaire et de la milice fasciste Nation a été brutalement attaquée par les forces de l’ordre.  Résultat, 25 arrestations, plusieurs blessés et 3 militants aux urgences.

Les Jeunes FGTB et la Jeunesse Ouvrière Chrétienne voulaient dénoncer l’instrumentalisation d’un fait divers par le Parti Populaire, alors que ce dernier n’hésite pas à collaborer avec des organisations fascisantes et donc participe à la même dynamique que ceux qu’ils prétendent dénoncer. La manifestation du Parti Populaire était parsemée de slogans racistes et islamophobes, ce qui n’a pas provoqué de réaction de la police alors même que ce type de propos est répréhensible.  Si l’on veut dénoncer le fascisme, il faut les dénoncer tous ! Le PP a une vision autoritaire de la société et comme sharia4Belgium ils veulent imposer leurs visions et leurs valeurs aux autres, par la force s’il le faut.

Le chantage auquel est soumise la population arabo-musulmane de Belgique est à ce titre complétement odieux et raciste. Demande-t-on à Elio Di Rupo de s’excuser des dérapages de la ligue du Nord parce qu’il est d’origine Italienne ? Pour le Parti Populaire et ses alliés de Nation et du FN, tous les musulmans sont des intégristes sauf s’ils démontrent le contraire. De la même façon, pour Sharia4Belgium tous les occidentaux sont des mécréants à attaquer. Les deux s’appuient donc sur la même logique.

Pour des organisations de jeunesse progressistes comme les nôtres il était donc inconcevable de laisser un fascisme s’exprimer sous prétexte qu’il en dénonce un autre. La police et les autorités de la ville n’étaient manifestement pas du même avis.  En effet, alors que nous tentions de rejoindre la manifestation du PP afin d’exprimer notre désaccord, nous avons été violemment chargé et littéralement battus par une vingtaine d’agents comme les images diffusés dans la presse le montrent[1].

Un des coordinateurs de la section bruxelloise des Etudiants FGTB ressort de l’hôpital avec des points de suture dû à un coup reçu à la tête et un jeune de la JOC a une commotion et doit rester une semaine au calme.  Aucune des actions des manifestants ne peut justifier une telle violence.

Cette intervention était parfaitement disproportionnée et absolument pas nécessaire. Elle est d’autant plus scandaleuse que la milice fasciste de Nation était quant-à- elle escortée par un cordon de policiers, au carrefour Trône. Ils avaient pourtant enfreint la loi en scandant des propos racistes instants à la haine. Ce deux poids deux mesures est extrêmement inquiétant.  Dans le contexte de l’augmentation des faits de violence par la police et de la contamination de l’échiquier politique par les idées racistes de l’extrême droite ces faits sont très préoccupants, et nous attendons une clarification rapide et décisive de la part des autorités.

Contact JOC : Jalil Bourhidane – 0472 / 21 44 75

Contact Jeunes FGTB : Ghislain Mathieu – 0470 / 81 39 37

La police tabasse un témoin parce qu’il avait un iPhone

Mourad est électricien chauffagiste. Il vit à Laeken. Le 5 mars, il va écouter un copain qui joue dans un café du quartier. La soirée ce passe bien et sans incidents. Mais à trois heures du matin tout bascule.

En face du café, un homme sort un riot gun. Il vise la façade du café mais heureusement le chargeur est vide. Le partron et les clients appellent la police. Lorsque ceux-ci arrivent sur place. Mourad s’avance avec les autres pour témoigner. Il essaie même d’aider les policiers à retrouver le ‘tireur’.

Fait étrange, les policiers lui demandent de le suivre au commissariat alors que tous les autres témoins restent sur place. Ils lui disent qu’il faut qu’il fasse une déposition. Mourad les suit donc. C’est là que tout dégnère.

Mourad sort son téléphone. Les policiers deviennent agressifs. Ils affirment que Mourad voulait prendre des photos. On peut déjà se demander ou serait le mal. Mourad lui nie de toute façon avoir voulu prendre des photos.

Les insultes et les commentaires fusent. « Il a un Iphone, t’en veux un? » ensuite les coups pleuvent. Ils sont quatre à le passer à tabac. Le visage, le ventre, les bras,… tout y passe. Lorsqu’il demande pourquoi on le frappe, on lui répond qu’il est un « sale arabe ». Son Iphone a été confisqué.

Après encore bien des péripéties, que nous vous relaterons dés que Mourad aura consulté son avocat, Mourad est finalement relâché. Mourad a porté plainte au comité p et au MRAX. En une soirée, Mourad a été visé par une arme à feu, puis tabassé par ceux qu’il pensait être là pour le protéger.

Les faits décrits ici sont d’un extrême gravité mais il sont malheureusement représentatifs d’une réalité de plus en plus criante dans les quartiers. Le racisme et la violence des policiers apparait de moins en moins comme un fait isolé. Au cours de la campagne, nous avons croisé des dizaines de gens qui décrivent des histoires similaires.

La campagne STOP-répression dénonce la brutalité des policiers et les insultes racistes. Le pouvoir des forces de l’ordre signifie que les policiers doivent agir avec responsabilité et justesse dans tous leurs actes. Cet abus de pouvoir illustre une pratique complètement à l’opposé de cette idée. Nous dénonçons aussi la lenteur et la complaisance des services de contrôle et de la justice qui ne prennent absolument pas ces faits au sérieux. En protégeant les officiers violents et/ou racistes c’est tout l’Etat de droit qu’ils mettent en danger.

Pour finir, nous déplorons le silence et la complaisance dont fait preuve le gouvernement. Madame Milquet déploie annonce populiste (comme sa ‘priorité’ sur les armes de collection suite à la tuerie de liège ou les mesures annoncées suite à l’agression d’un superviseur de la STIB) après annonce populiste mais ne semble pas concerné par l’insécurité et la violence dans ces propres services. Il est grand temps de réagir!

En attendant

La campagne se construit et il est clair que les témoignages y joueront un rôle essentiel. Ils prétendent que la violence et la répression n’existent pas, qu’elles sont en général justifiées et parfois accidentelles. La Justice les couvre car il est très difficile de prouver un fait de violence face à une justice hostile. Notre meilleur arme est de rendre visible ce qu’ils veulent cacher.

Il est clair aussi que nous devons développer nos outils avec précaution afin d’éviter les pièges devant nous. Cette partie de la campagne doit donc encore prendre forme. Nous réfléchissons encore sur la façon d’organiser cette partie du site. Mais rassurez-vous, nous y travaillons d’arrache pied.

En attendant vous trouverez ici des faits, des vidéos ou des initiatives mises en place par d’autres. Nous ne sommes pas seuls et de nombreuses personnes et organisations font un travail très sérieux sur ce sujet.

Le gsara a mis en place un site très bien fait. Vous y trouverez des témoignages, des interviews et des informations de fond sur la question de la violence policière. On vous invite à le consulter.

Ci dessous une petite série de vidéos témoignant de faits de violences:

Violences autour des manifestations autour des éléctions congolaises à Matongé: 1

Manifestation indignée à Flagey butte contre la police: 1 2

Alexandre est à une fête à la louvière. Il y a une bagarre. La police arrive. Elle disperse la bagarre. Alexandre ne se sent pas concerné puisqu’il n’a rien a voir avec cette histoire… la police n’était pas du même avis

Nikki indignée espagnole reçoit un coup de pied au visage d’un policier alors qu’elle est assise par terre…avec les mains attachées dans le dos! La première vidéo fera suffisamment pour que le policer soit « sanctionné ». L’affaire judiciaire est toujours en cours.

Une démonstration de comment un agent nerveux peut faire dégénérer une manifestation par ailleurs pacifique.

Des jeunes saint-gillois et un conseiller communal tabassés par la police. Vous avez dit racisme?

Un exemple du racisme qui peut exister dans la police. Des policiers tabassent un détenu en prison en l’obligeant à dire:  » le prophète mahomet est un PD… »: 1 2

Nous ne sommes pas les seuls à agir sur la question: quelques liens.

 Conférence de presse de la ligue des droits de l’homme sur la violence croissante dans la police

Répression à l’euromanifestation du 29 septembre 2010: 1

Les activistes de Désobéissance Civile Belgique déploient un banderole du haut d’une grue et du haut du palais de justice de bruxelles

Première manifestation contre la violence policière en 2010: 1 2