POLICE FEDERALE, MILICE DU CAPITAL

Lors du dernier sommet européen du 15-16 octobre dernier, les dirigeants européens se sont une nouvelle fois cachés derrière la police pour élaborer leurs politiques violentes et antisociales. Celle-ci n’a reculé devant aucune méthode pour protéger les puissants et leurs profit. 

Le jeudi 15 octobre avait lieu une action de désobéissance civile non-violente visant à perturber autant que possible le sommet européen. A cette occasion, nous avons pu assister à un énorme déploiement policier, complètement disproportionné face à des militants non-violents.

Des personnes ont été encerclées, puis arrêtées dans plusieurs rues au nord du rond-point Schumann avant d’être arrêtées, colsonnées et assises par terre en chenille dans le froid et l’humidité pendant plusieurs heures. Du fait de telles conditions d’arrestation, deux personnes ont fait une crise d’hypothermie tandis qu’un homme a été pris d’un malaise grave devant les policiers, qui l’ont laissé colsonné à même le sol durant une heure. Au même moment, un citoyen qui filmait la scène a été bousculé par les policiers présents lui l’ont sommé de quitter les lieux [LIEN].

Plusieurs personnes filmant les événements, journalistes citoyens et professionnels, ont été malmenées par la police : bousculades, interdictions de filmer, arrestations. C’est notamment le cas de l’équipe de Zin TV, dont le cameraman a été arrêté. Les images qu’il avait prises pendant la journée ont été effacées par les policiers [LIEN]. Ces images démontraient l’attitude violente, arbitraire et humiliante de la police à l’égard des manifestants. D’autres images corroborent les témoignages de manifestants ayant été arrêtés de manière brutale alors qu’ils ne se rebellaient pas (étranglement, coup de matraque, etc.). Aucune loi n’interdit pourtant de filmer une arrestation et filmer est d’autant plus légitime si l’enregistrement permet de démontrer un comportement problématique de la part de la police.

Le samedi 17 octobre, une manifestation ayant rassemblé plus de 3000 personnes a eu lieu. Malgré l’interdiction de M. Mayeur, qui voulait «  ne pas perturber le shopping du samedi dans le centre », les manifestants ont défilé jusque sur la place de la Monnaie. De là, une trentaine de militants se sont rendus dans la rue Neuve pour occuper pacifiquement le Macdonald pendant quelques minutes avant de se diriger vers le Quick juste en face. Le tout se déroulait dans une ambiance festive (musique, poudre colorante, fumigènes, etc.) jusqu’à ce que des policiers rejoignent la rue Neuve en courant, casqués et matraque à la main.

Les policiers ont poursuivi les manifestants jusque dans les ruelles avoisinantes où ils ont procédé à des arrestations, parfois bien après la dislocation du petit rassemblement. Ils ont ainsi interpellé et arrêté des personnes au hasard, dans la rue Neuve et aux alentours, sous prétexte qu’ils ressemblaient à des manifestants. De fait, des manifestants, il y en avait un peu partout : une manifestation venait de se terminer à deux pas de là.

Un journaliste italien a été arrêté alors qu’il était en possession d’une carte de presse. Il affirme qu’un des agents lui a porté un coup à la tête pour lui confisquer son appareil photo. Lors de sa sortie de cellule, les agents de police ont refusé de lui rendre sa carte mémoire. Au même titre que d’effacer des photos, ceci n’est pas légal sans mandat d’un juge d’instruction.

Une vingtaine de personnes ont finalement été arrêtées arbitrairement ce jour-là. Certaines ont juste eu le malheur de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Une partie d’entre elles sont poursuivies pour dégradations.

Force est de constater que les affaires et le commerce priment sur notre droit fondamental à manifester notre désaccord avec un traité et avec un système socio-économique qui donne toujours plus de pouvoir aux multinationales tout en nous appauvrissant sans cesse. Cette priorité se traduit dans la volonté d’Yvan Mayeur de transformer le centre-ville en zone commerciale dédiée au tourisme, à l’encontre des intérêts des travailleurs (piétonnier, zone touristique, interdiction de manifester).

Pour appliquer ses attaques sociales, le gouvernement renforcement de la violence et de la répression de la contestation : police infiltrée lors de la manifestation nationale du 7 octobre, huissiers sur les piquets de grève, attaque en justice de grévistes, répression violente à l’égard de manifestants pacifiques les 15 et 17 octobre, etc.

En promouvant le marché et la répression qui le protège alors qu’il se déclare opposé au TTIP, Yvan Mayeur étale au grand jour le triste spectacle de ses contradictions.

Nous appelons tou.te.s à être solidaires avec tous les arrêtés. Nous espérons qu’ils porteront plainte même si cela n’aboutit que rarement. Pour la campagne Stop Répression , face à l’impunité quasi-totale de la police. Il faut surtout une réponse politique, en poursuivant nos mobilisations unitaires, pour contrer la montée sécuritaire – de Mayeur à Jambon – et la loi du profit !

une manifestation spontanée contre l’extrême droite, sans police, sans problèmes!

une manifestation spontanée contre l’extrême droite, sans police, sans problèmes!

‘’ La jeunesse emmerde le front national ! ’’

10317745_636865469731839_6009304599695614001_oC’est ce qu’ont scandé 2500 manifestants révoltés contre la monté de l’extrême- droite en Europe ce mercredi 28 mai à Bruxelles.

Les manifestants, en grande majorité des jeunes, avaient répondu à un appel des Jeunes Organisés et Combatifs. Rejoint pas d’autres organisations (USE, EGA, JFGTB,…), les JOC bxl avaient fixé rendez-vous place du Luxembourg face au Parlement Européen, où Marine Le Pen donnait une conférence de presse avec ses alliés fascistes européens.

Etant donné le grand nombre de personnes ayant répondu à l’appel, lancé deux jours plus tôt, et la détermination d’être entendus, le rassemblement prévu initialement s’est rapidement transformé en manifestation spontanée.

Le cortège s’est alors dirigé vers le Parlement Européen en traversant l’Esplanade jusqu’aux fenêtres de la salle où Marine Lepen tenait sa conférence avec les représentants des autres partis d’extrême-droite ; cortège bien déterminé à faire entendre aux racistes et fascistes qu’ils n’étaient pas les bienvenus, que le fascisme tue et que nous les confronterons partout où ils iront.

Après avoir réussi à occuper ces lieux – pourtant interdits de manifestation – nous sommes ensuite revenus sur nos pas.

Nous avons alors bifurqué sur l’Esplanade pour nous diriger – en prenant énergiquement la rue – vers un Haut Lieu du Pouvoir : Le Berlaymont, siège de la Commission européenne . L’objectif était de montrer que les jeunes ne se bornent pas à dénoncer les partis racistes et fascisants mais qu’ils considèrent ceux qui mènent des politiques anti sociales, la commission européenne en première ligne, comme responsables d’avoir crée les conditions pour la montée de l’extrême droite.

Le bourgmestre PS d’Ixelles avait annoncé préalablement qu’un rassemblement (et non une manifestation) serait toléré. A aucun moment les forces de l’ordre n’ont tenté de barrer la route au cortège, malgré son caractère spontanée et le trajet décidé au dernier moment.

Ce n’était pas la première manifestation essayant de s’exprimer au Portes de la Commission mais une des seules à avoir réussi à s’y rendre, pacifiquement et sans violences policières. La détermination et l’enthousiasme des manifestants y est pour beaucoup.

Au pied du Berlaymont – dernière étape de la marche – plusieurs manifestants ont pris la parole entre des slogans dénonçant la montée de l’extrême-droite ainsi que les politiques anti-sociales qui créent un terreau fertile au développement d’un nationalisme xénophobe. Ils ont montré que de la Grèce à la France en passant par Bruxelles, nous résistons à la montée du racisme, de l’extrême droite et du fascisme. Cette résistance passe par l’action collective, la mobilisation, contre l’extrême droite mais surtout pour un avenir et des conditions de vie décentes pour tous.

L’idéologie néolibérale dicte des mesures d’austérité consistant à couper dans tous les budgets des services publics comme l’enseignement, les soins de santé, les allocations, … ; à éliminer la solidarité entre travailleurs, dont la sécurité sociale ; pire encore, à privatiser ces services au bénéfice unique de grands capitalistes.

En bref, sont menacés, tous les acquis sociaux qui ont été obtenus grâce aux luttes acharnées du passé afin que nous puissions vivre dans un monde un peu plus juste.

L’extrême-droite met en œuvre une stratégie populiste visant à détourner la colère légitime des gens contre ce système d’injustice et de privilèges en pointant du doigt des boucs émissaires, comme les populations immigrées. De ce fait, elle divise perfidement les travailleurs et fait le jeu du capitalisme qu’elle prétend dénoncer. L’enjeu pour elle est de restaurer un capitalisme national dans un système liberticide. En bref, le fascisme. Le tout s’accompagne d’une violence brutale, raciste, contre les étrangers, les syndicats, la gauche, les homosexuels, les artistes, … et tout ce qui ne marche pas droit aux yeux de ces mouvements brutaux et barbares.

Maintenant, que faisons-nous ?

Pour lutter efficacement contre l’extrême-droite, nous devons comprendre sa stratégie et dénoncer systématiquement sa violence, son discours de haine et de division. Face à la crise du capitalisme et à la destruction de nos vies, il faut désigner les réels coupables de la crise socio-économique – mais aussi environnementale – qui sont les grands patrons, leurs actionnaires et le monde politique (coupable, complice ou résigné).

Combattre le fascisme et l’extrême droite, c’est s’organiser pour l’arrêter et la confronter partout où elle va. Les Jeunes Organisés et Combatifs ont appelé à une action avec l’USE pour dénoncer le meeting du Vlaams Belang en plein centre de Bruxelles (sans se laisser impressionner par les attaques de skinheads). Lorsque Mischael Modrikamen ou Alain Destexhe sont venus distiller leurs discours de haine et de peurs à l’université Saint-Louis, les JOC saint-louis étaient présents pour les confronter et ne pas laisser leur message passer sans opposition. Partout où ils veulent se présenter comme acceptables, nous nous mobilisons pour accueillir leur discours de peur et de division et la violence qui va avec par un message d’unité et de combativité.

Pour nous lutter contre le racisme et l’extrême droite, c’est surtout lutter contre les causes du cancer : la destruction de nos vies et de notre avenir au nom des banques, des actionnaires et des grands patrons. Les JOC s’organisent donc pour défendre une éducation, un logement et des emplois, de qualité et accessible à tous. Nous luttons au quotidien contre la répression et les violence que l’on impose aux habitants des quartiers, aux manifestants, … Nous cherchons à amener un maximum de jeunes à s’organiser pour défendre l’avenir de tous contre les dérives du capitalisme!

Il s’agit également d’être solidaire envers tou(te)s les exploité(e)s du monde et toutes les luttes émancipatrices, de refuser et dénoncer toutes les injustices que ce soit dans la rue, dans les écoles, les entreprises, les stades, les prisons. Ce combat pour un monde plus juste, plus humain doit être mené partout où nous pouvons agir.

C’est par la lutte et l’organisation collective anticapitaliste qu’on y’ arrivera.

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Détournement d’affiches électorales: Pas de scission sur la répression !

Détournement d’affiches électorales: Pas de scission sur la répression !

Pas de scission sur la répression !

Avec la N-VA divisons, réprimons, contrôlons.

Cette nuit des militants des JOC ont placardé des affiches pour Didier Reynders, Joelle Milquet et Yvan Mayeur aux couleurs de la N-VA. Il s’agit de dénoncer le discours sécuritaire de ces personnalités et de leur parti. En effet, tous acceptent et appliquent la logique du tout sécuritaire qui consiste à remplacer la politique sociale par une politique de contrôle et de répression. Plutot que de jouer la stratégie du meilleur ennemi, les militants de la campagne STOP-répression appellent à parler de vraie sécurité, celle de l’emploi et de notre avenir.

Dans cette campagne électorale, les grands partis dénoncent la N-VA comme l’ennemi à abattre. Ils se proposent comme le rempart face aux logiques de division et d’exclusion des séparatistes. Pourtant, quand il s’agit de sécuritaire, PS, MR ou CDH ne valent pas mieux et appliquent tous la même logique de mesures répressives plutôt que d’aborder les vraies causes sociales des problèmes.

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Nous avons donc décidé de mettre trois personnalités en avant parce qu’ils illustrent bien la supercherie sécuritaire et pour les mettre devant la réalité de leur vision sur le sécuritaire: Didier Reynders, chef de file d’une vision antisociale et sécuritaire ; Joelle Milquet, la ministre qui criminalise et réprime la jeunesse ; Yvan Mayeur, le bourgmestre qui met les intérêts des commerçants et des grands patrons au-dessus de la liberté d’expression et de manifestation comme il l’a encore démontré ce jeudi 15 mai.

La vision politique de Mr. Reynders est celle de la destruction sociale et de la répression. Le ministre des affairesP1150323 étrangères pense qu’il réglera les problèmes de nos quartiers en « mettant plus de bleus dans nos rues ». Depuis 2009, son parti défend l’introduction du Tasers, … Il avance donc une vision d’une police plus nombreuse et plus armée. Par ailleurs, il ne propose que des coupes budgétaires et la destruction des services publics bref l’exclusion sociale. Il passe son temps à opposer travailleurs avec ou sans emploi, jeunes et vieux,… Monsieur Reynders divise et détruit l’avenir et la vie des plus précaires et alimente l’insécurité sociale. Ensuite, il se sert du désespoir et de la peur qu’ils sème pour justifier plus de contrôle et de répression.

Mme Milquet a porté l’extension du système des Sanctions Administratives Communales. Mettre des amendes à P1150337des enfants de 14 ans correspond, pour elle, à les protéger! Ces amendes touchent ceux qui dépendent de l’espace public pour jouer, ceux qui dorment dans la rue, … Anti jeunes et anti pauvres, les amendes de la ministre sont aussi antidémocratiques car arbitraires et contraires aux droits fondamentaux. Ensuite, malgré ces annonces, la ministre Milquet continue d’ignorer la violence et les abus policiers alors qu’elle cède à toutes les demandes des lobbys policiers. Pour finir, alors que son parti à voté le TSCG, qui obligera bientôt la Belgique à de nouvelles coupes budgétaires et donc plus de difficultés pour l’ensemble de la population, la ministre veut « immuniser les dépenses pour la police et la justice ». Il n’y aura plus de sous pour l’enseignement, mais bien pour la répression. « Ouvrir une école, c’est fermer une prison » disait Victor Hugo, Mme Milquet semble savoir que le contraire est vrai aussi…

Yvan Mayeur, Bourgmestre et chef de la police de Bruxelles, défend une vision répressive et de criminalisation des mouvements sociaux. En effet, la police bruxelloise sous sa responsabilité, intervient de façon très agressive contre P1150318le droit de manifester. Ainsi, il veut interdire les manifestations le samedi. Récemment, le Mayeur de Bruxelles a empêché une action d’Amnesty International pour protéger les sentiments du premier ministre chinois. Et surtout, ce jeudi 15 mai, il a fait arrêter près de 300 manifestants pacifiques pour protéger un congrès de multinationales. Des manifestants encerclés ont été aspergés par une autopompe. Les manifestants sont restés enfermés pendant 7h pour avoir manifesté pacifiquement. C’est clair, pour monsieur Mayeur, le droit de manifester et la liberté d’expression ne pèsent pas lourds face aux intérêts de l’argent. La politique de répression est clairement faite pour décourager ceux qui veulent dénoncer la casse sociale et l’injustice implémentée notamment par son parti.

Nous ne voulons pas banaliser les positions séparatistes et antisociales de la N-VA mais plutôt que de jouer la stratégie des meilleurs ennemis, il est grand temps de remettre en question la place que la question sécuritaire occupe en temps de crise. Après plus de 15 ans à aller de mal en pis, il est temps de rompre avec la logique austérité–exclusion-division-répression. Nous avons eu droit à un gouvernement antisocial qui a coupé dans tous les services publics en particulier l’enseignement et les services publics, qui criminalise les chômeurs et les pousse dans la misère le tout face à un marché ou il n’y a de l’emploi ni pour les jeunes ni pour les vieux. A Bruxelles, le transports publics sont devenus un piège à exclus où portiques et policiers transforment le droit de se déplacer en risque d’arrestation. Malgré la promesse du gouvernement de « tendre vers la gratuité », les prix du transport, comme tous les autres, n’ont fait qu’augmenter alors que le gouvernement a bloqué les salaires et grignoté l’index.

Les militants des JOC, appellent à ce qu’on parle de sécurité, mais de vraie sécurité, celle de l’emploi et de notre avenir. Parlons de parcs et d’activités pour nos enfants, d’éducation pour nos jeunes et de santé pour nos anciens. Mettons fin aux violences, aux abus et aux contrôles aux faciès de la police dans nos quartiers. Parlons des causes et agissons, plutôt que d’agiter la peur et le désespoir pour justifier les caméras, les uniformes et la répression. En bout de course, il semblerait que ce soit la seule dépense publique que certains veulent encore défendre. Cessons d’utiliser la division et la peur que tente de semer la N-VA pour détourner l’attention de toutes ces questions fondamentales.

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Vidéo de l’action : [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=ngu92wI_cao[/youtube]

D19-20: témoignages des arrétés

Voici le témoignage de l’arrestation et surtout du passage en cellule des manifestants arrétés pour avoir essayé de bloquer pacifiquement le carrefour Cortenberg et rue de la joyeuse entrée lors du blocage du sommet européen du 19 décembre dernier. Ceci n’est qu’un premier rassemblement de témoignages, il ne prétend pas être complet ni définitif. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos témoignages.

« Après la dissolution du bloc de manifestants pacifiques, nous nous sommes presque tous retournés dans le parc. Nous étions pris au piège, des policiers en civil ou en uniformes nous traquaient dans le parc et avaient sans doute reçu l’ordre d’arrêter toutes les personnes qui le retraversaient. J’avais l’impression que nous étions du gibier sur un terrain de chasse.

Derrière moi, plusieurs policiers en civil frappaient à l’aide d’une branche, un garçon qui avait tenté de leur échapper. M’étant tordu le pied en sautant un muret, j’ai décidé de m’arrêter et de m’assoir tranquillement au sol. Des policiers sont passés et ne m’ont même pas vu. Un autre s’est approché de moi et a procédé à l’arrestation. Il m’a ensuite amenée prés des autres, compressés contre les murs par les boucliers des autres agents.

Un des manifestants faisait de la « résistance passive » il se laissait faire comme une poupée désarticulée, obligeant les policiers à le porter. Cela a fort énervé un commissaire de police bruxellois bien connu. Alors que l’homme était par terre et colçonné dans le dos, il l’a étranglé pendant plusieurs dizaine de secondes, devant des policiers qui regardaient ailleurs et des militants attachés qui criaient impuissants.

Un peu avant 15h, on nous ensuite fait monter dans le bus, direction les casernes d’Etterbeek.
Au départ nous étions environ 35 filles dans une cellule. Si nous voulions aller aux toilettes, on nous disait qu’il fallait attendre. La première information que nous avions reçu était qu’ils pourraient sans doute nous rendre notre liberté vers 22H, « le temps que le sommet se finissent et d’enregistrer tout le monde ». Ils nous ont pris toutes nos affaires et séparées en différentes cellules, celles-ci encore plus froides que la précédente. Ils avaient en effet coupé les chauffages. Dans certaines cellules, lorsque nous nous sommes plaints, les policiers ont coupé les lumières..

Les policiers passaient de temps autre, pour nous ignorer, nous insulter, ou nous faire des saluts nazis, la tête cagoulée. En effet, aux alentours de minuit, un policier gardant la caserne a déposé un téléphone portable devant les cellules 7 et 8. Un chant aux accents profondément nationalistes, me semble-il allemands, sortait de l’appareil. Le chant terminé, le policier venu ramasser son bien, salua les détenus d’un salut nazi. De nombreux camarades en sont témoins et attesteront de cet acte plus que scandaleux. De même, cet homme réitéra le geste devant la cellule des filles. Il reviendra plus tard, cagoule avec un brassard en papier aux couleurs du troisième reich. Bien que cet acte soit choquant en soi, ce qui me frappe le plus, ce sont les autres policiers ne réagissant pas, certains rigolaient ouvertement. Si un policier immisce des idées néonazies sans réaction réfractaire dans une caserne de police.

Encore une fois, lorsque nous demandions pour aller aux toilettes, on nous répondait qu’il n’y avait pas assez d’effectif dans la caserne pour le moment pour pouvoir assurer une surveillance aux toilettes. Après avoir réitérer la demande à plusieurs reprises avec des réponses toutes les plus irrespectueuses les unes que les autres (« Ta gueule salope »,…)  ils ont décidé que 22h30 était une belle heure pour nous emmener aux toilettes, un peu après qu’une d’entre nous ait été obligée de se soulager dans un coin de la cellule.

Nous avons aussi appris que le commissaire voulait nous garder plus longtemps que ^prévu et déciderait de nous relâcher après le dernier passage des transports en commun.
Pour passer le temps, nous discutions, chantions, jouions avec nos bouteilles d’eaux vides,…On allait pas se laisser impressionner !

Peu après minuit 30, ils appelèrent les premières d’entre nous pour nous libérer. J’étais la dernière dans la cellule, j’ai regagné le bus, vers une heure. Nous, les filles, avons été relâchées à Porte de Hall, en plein milieu de tout, après une heure trente du matin. Un peu plus tard, nous recevions des nouvelles des garçons ayant été libérés du coté de la place Flagey. »

Soutien et solidarité avec les inculpés du CAS

Soutien et solidarité avec les inculpés du CAS

En 2008, un grand mouvement d’occupations a vu le jour. Sur JOC -2- Moyens de faire tairebase d’occupations dans de nombreuses écoles et universités, le mouvement demandait l’application de l’accord de gouvernement de l’époque. Il s’agissait de créer une solution juridique à la clandestinité forcée des sans papiers.
En soutien à ce mouvement de nombreux comités de soutien se sont organisés dans le CAS, le comité d’action et de soutien aux sans papiers. Les comités ont réunit plusieurs centaines de personnes. A partir des campus et des occupations, ils organisaient des actions et des mobilisations autour de trois revendications: Régularisation de tous les sans papiers, arrêt des expulsions et fermeture des centres fermés.
Lors d’une de ses actions, un groupe de militants à perturbé le congrès de lancement de la campagne des partis libéraux européens. Après cette action, alors que les militants quittaient les lieux, la police a brutalement arrêté six activistes. Sans surprises, la police les accuse de « rébellion » et de « coups et blessures sur agents ». Depuis 5 ans, les six militants criminalisés sont poursuivis et enfoncés dans une procédure judiciaire sans fin.
Pour la campagne stop-répression, la criminalisation des militants du CAS consiste à enfermer ceux qui se mobilisent contre des politiques injustes et intolérables dans des batailles juridiques qui asphyxient le mouvement. De la violence policière aux procès, il s’agit d’effrayer ceux qui voudraient rejoindre les mobilisations et d’isoler ceux qui y participent déjà. Les nombreuses mobilisations des dernières années montrent que les militants ne se laissent pas impressionner: sur tous les fronts, les personnes en lutte, particulièrement les jeunes mais aussi dans le syndicats, les collectifs et les ONG, sont toujours plus nombreuses et plus déterminées.
La campagne STOP-REPRESSION de la JOC se joint donc à l’appel des inculpés à se rassembler le mercredi 27/11 à 8h30 devant le palais de justice de Bruxelles!

Solidarité!
STOP A LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX

Liberté d’expression: à Bruxelles, on censure!

Liberté d’expression: à Bruxelles, on censure!

JOC -2- Moyens de faire taireDepuis quelques temps, la JOC reçoit des amendes pour « affichage illégal ». Apparemment les agents de la zone de police Bruxelles-Ixelles, ont passé leur temps à dénicher des affiches appelant à la manifestation contre les violences policières du 15 mars 2013.

Nous avons ainsi reçu une amende administrative de 250€ de la part de la commune d’Ixelles. A Bruxelles ville, il s’agit d’une taxe. Les agents ont déniché 9 affiches, ce qui nous vaut 450€ d’amendes. Il s’agit clairement d’une tentative d’enrayer nos efforts de mobilisation pour la campagne stop répression. Nous ne nous laisserons pas criminaliser!

Manifestement, les administrations communales préfèrent les pub en tout genre à des jeunes qui se mèlent de politique. La privatisation de l’espace public est partout. Mais si on met de l’argent sur la table, ce n’est pas un problème. Dans la rue aussi c’est l’argent qui décide de ce qui vaut la peine d’être vu.

Puisque les communes semblent considérer que l’éditeur est responsable de l’endroit où une affiche est collée, nous nous ferons un plaisir de coller quelques affiches électorales des membres du conseil communal lors des campagnes à venir. Nous sommes certains que les communes ne manqueront pas l’occasion de leur faire payer la facture.

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