La JOC à Londres: solidarité internationale contre la répression!

La JOC à Londres: solidarité internationale contre la répression!

Ce dimanche 14 octobre, nous sommes allés à la conférence nationale de Defend The Right To Protest qui se tenait à Londres. Nous avons eu la chance de pouvoir installer un stand à la conférence. Nous avons profité de l’occasion pour pouvoir présenter la campagne STOP-répression et construire des liens avec nos camarades anglais. L’accueil a été très positif, nous avons distribué de nombreux stickers et affiches et vendu une bonne vingtaine de t-shirts.

Cette journée était destinée à poursuivre les efforts de Defend the Right to Protest pour relier et coordonner les initiatives et campagnes locales. En effet, en Angleterre plus de 1500 personnes sont mortes en garde à vue depuis 1990, soit une personne par semaine ! Il existe de nombreuses campagnes locales qui défendent la justice pour les victimes du racisme, de la violence et de l’impunité de la police. Avec l’austérité et la remontée des luttes, ces campagnes se lient et partagent leur expérience avec celles qui défendent les victimes, syndicales et étudiantes cette fois, de brutalités policières et de répression.

On a ainsi pu assister au témoignage des sœurs Rigg. Leur frère, Sean, est mort en garde à vue  en 2008. Sean était handicapé mental mais par ailleurs en bonne santé physique. Pourtant, la police prétend qu’il s’est effondré en cellule. La famille n’a jamais pu accepter la version de la police pleine d’incohérences. Il s’agissait clairement d’un crime raciste. Marci et Sam ont raconté comment le comité de contrôle « indépendant » de la police refusait de poser les questions pertinentes aux policiers et a réellement tenté de saboter leur quête de justice. Grace à leur propre enquête et à leur endurance, leur campagne a mis à nu, les unes après les autres, les preuves, dont la vidéo où on voit les policiers regarder Sean mourir.

La représentante de la campagne de Hillsborough a été accueillie avec enthousiasme. En effet, il s’agit d’une campagne née suite au massacre par la police de Tatcher de 96 supporters de Liverpool dans les années 80. Ce n’est qu’après 23 ans de lutte et de mobilisation, un rapport officiel vient confirmer ce que les familles ont toujours dit : les morts de Hillsborough sont dus à une approche violente et irresponsable de la police. Une police qui dés le départ a menti et intimidé avec l’approbation des autorités.

La campagne Defend the Right to Protest, quant à elle, est née suite aux grandes manifestations étudiantes de 2010. Suite à la remontée des luttes, il est rapidement apparu nécessaire de construire « la défense du droit de protester ». En effet, des mobilisations étudiantes aux piquets de grève en passant par les émeutes, la répression a suivi l’austérité. Nous avons pu entendre des syndicalistes, des étudiants et des habitants des quartiers décrire le racisme et la violence de l’Etat envers ceux qui résistent à la tentative de faire payer la crise aux populations.

Cette journée a fait écho à notre propre campagne contre la répression d’Etat. Nous avons pu partager nos expériences et tisser les liens qui nous permettent de construire l’internationalisation de notre lutte.

Manifestation antifasciste sauvagement réprimée par la police bruxelloise !

17 juin 2012 Bruxelles,

Manifestation antifasciste sauvagement réprimée par

la police bruxelloise !

Cette après-midi une manifestation pacifique qui voulait s’opposer à la manifestation fascisante du parti populaire et de la milice fasciste Nation a été brutalement attaquée par les forces de l’ordre.  Résultat, 25 arrestations, plusieurs blessés et 3 militants aux urgences.

Les Jeunes FGTB et la Jeunesse Ouvrière Chrétienne voulaient dénoncer l’instrumentalisation d’un fait divers par le Parti Populaire, alors que ce dernier n’hésite pas à collaborer avec des organisations fascisantes et donc participe à la même dynamique que ceux qu’ils prétendent dénoncer. La manifestation du Parti Populaire était parsemée de slogans racistes et islamophobes, ce qui n’a pas provoqué de réaction de la police alors même que ce type de propos est répréhensible.  Si l’on veut dénoncer le fascisme, il faut les dénoncer tous ! Le PP a une vision autoritaire de la société et comme sharia4Belgium ils veulent imposer leurs visions et leurs valeurs aux autres, par la force s’il le faut.

Le chantage auquel est soumise la population arabo-musulmane de Belgique est à ce titre complétement odieux et raciste. Demande-t-on à Elio Di Rupo de s’excuser des dérapages de la ligue du Nord parce qu’il est d’origine Italienne ? Pour le Parti Populaire et ses alliés de Nation et du FN, tous les musulmans sont des intégristes sauf s’ils démontrent le contraire. De la même façon, pour Sharia4Belgium tous les occidentaux sont des mécréants à attaquer. Les deux s’appuient donc sur la même logique.

Pour des organisations de jeunesse progressistes comme les nôtres il était donc inconcevable de laisser un fascisme s’exprimer sous prétexte qu’il en dénonce un autre. La police et les autorités de la ville n’étaient manifestement pas du même avis.  En effet, alors que nous tentions de rejoindre la manifestation du PP afin d’exprimer notre désaccord, nous avons été violemment chargé et littéralement battus par une vingtaine d’agents comme les images diffusés dans la presse le montrent[1].

Un des coordinateurs de la section bruxelloise des Etudiants FGTB ressort de l’hôpital avec des points de suture dû à un coup reçu à la tête et un jeune de la JOC a une commotion et doit rester une semaine au calme.  Aucune des actions des manifestants ne peut justifier une telle violence.

Cette intervention était parfaitement disproportionnée et absolument pas nécessaire. Elle est d’autant plus scandaleuse que la milice fasciste de Nation était quant-à- elle escortée par un cordon de policiers, au carrefour Trône. Ils avaient pourtant enfreint la loi en scandant des propos racistes instants à la haine. Ce deux poids deux mesures est extrêmement inquiétant.  Dans le contexte de l’augmentation des faits de violence par la police et de la contamination de l’échiquier politique par les idées racistes de l’extrême droite ces faits sont très préoccupants, et nous attendons une clarification rapide et décisive de la part des autorités.

Contact JOC : Jalil Bourhidane – 0472 / 21 44 75

Contact Jeunes FGTB : Ghislain Mathieu – 0470 / 81 39 37

Programme du meeting du 27 mars

Le programme de notre discussion de mardi. Venez nombreux!

Evaluation de la manifestation du 15 mars.

–       Notre évaluation et la votre bien sûr.

Campagne Stop-répression

–       Etat des lieux

–       Outils

–       Bilan

Perspectives :

–       Concours rap Namur 26 mai.

–       Festival contre la répression

–       Comités de quartier : créer des comités locaux capable d’organiser la campagne dans les quartiers.

–       Quelle mobilisation pour l’été : festival, débats, animations,…

–       Quelles actions pour la rentrée : quelles actions ? manifestations ? dates ? lieux, quartiers ? Festival, …

RENDEZ -VOUS STOP-REPRESSION : QUELLES PERSPECTIVES DE LUTTE APRES LE 15 MARS ?

MEETING DE CAMPAGNE

LE MARDI 27 MARS 2012 à 18h30 au 19 rue Pletinckx, 1000 Bruxelles.

La manifestation de jeudi a été un grand succès. Merci à tous! Plus de 500 personnes, un cortège aux multiples visages et très combatif. C’est sans aucun doute un très bon début. Il est clair aujourd’hui que la question de la violence policière mobilise autant les jeunes et les mères de famille, que les militants, les étudiants et les habitants des quartiers refusent que la violence et l’impunité continuent. Il faut maintenant assurer la suite.

Il faut  enfoncer le clou et poser des bases solides pour une campagne réussie. En effet, il faut rappeler que la manifestation s’inscrit dans le cadre de la campagne STOP-répression qui veut dénoncer la politique du tout sécuritaire de l’Etat.  Autour des 5 axes,

– STOP au racisme dans la police
– STOP à la répression des mouvements sociaux 
– STOP au tout sécuritaire
– STOP aux Tasers et Flashball
– STOP au fichage généralisé 
 

 la campagne STOP-repression affirme que la matraque, le taser et le flash ball ne sont pas de solutions mais des problèmes, que les caméras et la surveillance ne font que renforcer la peur. Chaque violence de l’Etat est un déni de droit  pour chaque citoyen. Aucune démocratie véritable et harmonieuse ne peut se développer sur ces bases.

Pour pouvoir construire une campagne solide et surtout refuser ces violences, il faut des gens motivés et combatifs. Bref nous avons besoin de vous, de vos idées et de votre enthousiasme pour continuer la lutte, pour que l’année prochaine nous soyons encore plus nombreux.

 Nous invitons donc toutes celles et ceux qui refusent les violences policières et la répression de l’Etat à nous rejoindre le mardi 27 mars, pour un meeting ouvert à tous. Il s’agira de mettre en avant les pistes pour poursuivre le combat et de voir comment chacun et chacune peut s’intégrer dans l’action concrète : témoignages, actions médiatiques, débats et comités de quartiers,… les possibilités sont nombreuses ! On compte sur vous pour venir y réfléchir avec nous.