Interdiction de se rassembler à Bruxelles : la ville persiste dans sa ligne dure et fait taire toute contestation.

Le 28 novembre dernier, la ville interdisait une première fois un rassemblement visant à dénoncer la politique du « tout sécuritaire » mise en place par la ville au détriment de solutions sociales et solidaires. Aujourd’hui, le Bourgmestre Philippe Close a une nouvelle fois publié un arrêté visant à interdire la manifestation bien que l’événement ait été reporté afin notamment de remettre une demande officielle, d’entrer en contact avec les autorités et de les rassurer sur la volonté d’organiser un rassemblement pacifique.

De la bouche même de la police de la ville, depuis l’arrivée de P. Close au poste de Bourgmestre,
« il y a un changement de paradigme ». Celui-ci serait moins disposé à accepter qu’on questionne ou critique sa politique. On a pu le constater lors des récents événements à Bruxelles qui ont été marqués par la brutalité de différentes interventions de la police. Une police qui ne semble à aucun moment chercher à faire descendre la tension, comme en témoignent aujourd’hui de nombreuses personnes présentes pacifiquement sur ces événements. On a aussi pu le constater à travers la stratégie médiatique basée sur une communication alarmiste et sensationnaliste. Celle-ci nous semble avant tout profiter aux récupérations racistes de tout bord ( messieurs Francken et Jambon en tête… ), et sera bien utile pour justifier de nouvelles dépenses dans la répression, comme avec le projet d’engagement de 500 nouveaux policiers pour Bruxelles.
Il nous semble évident que la ville de Bruxelles joue avec le feu en restant figée sur une ligne répressive dure qui ne laisse place à aucune autre solution que celle du bâton même lorsqu’il s’agit de critiquer pacifiquement certaines décisions prises par la ville. Le social ne semble être plus pour le bourgmestre qu’un ornement superflu sur l’étendard de son parti.

Au regard de la communication de la police et de la ville concernant les manifestations prévues cette semaine, nous ne pouvons que relever la stratégie de tension qui consiste à propager rumeurs et fausses informations dans les médias et ensuite d’utiliser ces rumeurs comme arguments d’interdiction. La ville a notamment associé la campagne STOP RÉPRESSION et le rassemblement prévu à un risque d’émeute alors que l’action prévue à été annoncée ouvertement comme pacifique ( tout comme le reste de nos activités d’ailleurs ). Les autorités ont ensuite usé de cet argument pour interdire le rassemblement, s’appuyant sur le risque lié à la médiatisation qu’ils ont eux-mêmes organisée. (cfr. le 1er article parlant de notre rassemblement et se basant uniquement sur une source policière anonyme suivie par la ville de Bruxelles : http://www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20171127_03211857)

Il s’agit là d’une manœuvre nauséabonde et sournoise de la police suivie par la ville de Bruxelles pour bafouer un droit fondamental, celui de se réunir afin de participer au débat public nécessaire à toute démocratie digne de ce nom.

L’arrêté du bourgmestre de la ville de Bruxelles : Une stratégie de la tension pour faire interdire un rassemblement pacifique  

La campagne STOP RÉPRESSION dénonce une stratégie de la tension organisée par la police avec le soutien de la ville de Bruxelles

(Toutes les citations en gras sont tirées de l’arrêté du bourgmestre de la ville de Bruxelles du 29 novembre 2017)

Télécharger l’arrêté d’interdiction: http://docdro.id/lebfdD8

1. MANIPULATION DES MÉDIAS ET STRATÉGIE DE TENSION

« Attendu que le rapport de police indique également que l’attention des médias pour cet événement aura un effet incitatif sur les personnes ayant de mauvaises intentions »
 

Nous tenons à rappeler que l’attention des médias sur cet événement a été organisée par la police, suivie par la ville de Bruxelles. Nous en voulons pour preuve le premier article citant notre rassemblement http://www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20171127_03211857
Les seules sources sur lesquelles s’appuie l’article sont une source policière anonyme et la porte-parole du bourgmestre. Il apparaît alors clairement que la police, suivie par la ville de Bruxelles ont organisé elles même l’attention des médias en propageant rumeurs et fausses informations pour associer campagne Stop Répression et violence.

2. PROPHÉTIE AUTORÉALISATRICE

« Qu’il est donc possible et probable que cette manifestation se transforme également en émeute constituant un danger pour les riverains, les passants et les policiers ; »

On le voit, la police suivie par la ville de Bruxelles a délibérément propagé rumeurs et fausses informations pour attirer l’attention médiatique et ensuite utilisent cette attention médiatique qu’ils ont sciemment créée pour justifier l’interdiction d’un rassemblement pacifique et démocratique.

Interdiction d’un rassemblement pacifique :  La ville de Bruxelles bafoue un droit fondamental.

Ce mardi 28 novembre, la ville de Bruxelles a pris la décision d’interdire un rassemblement pacifique prévu ce mercredi 29 novembre. Par cette décision la ville de Bruxelles bafoue un droit fondamental de notre démocratie.



Nous organisons ce rassemblement pour dénoncer les abus policiers et des autorités,  notamment lors des événements des 11 et 15 novembre dans le centre-ville ainsi que la répression intensifiée qui a suivie. Suite à ces événements, dans les quartiers populaires aux alentours, comme Anneessens, des témoignages nous sont arrivés décrivant des contrôles au faciès et prises de photos sur de nombreux jeunes du quartier.

Nous dénonçons fermement l’interdiction de manifester que tente d’instaurer le bourgmestre PS Philippe Close ainsi que la criminalisation de notre campagne dans les médias, qui relayent des propos de policiers, disant que nous poussons à la violence envers la police.  Il n’en est rien. Nous organisons des actions pacifiques justement pour dénoncer la violence  provoquée par l’état à travers ces services policiers et les mesures liberticides, discriminatoires et stigmatisantes qu’il a instauré ces dernières années. C’est visiblement cela qui fâche les autorités.

Nous constatons que la ville de Bruxelles rejoint l’état fédéral dans sa politique de répression en interdisant un rassemblement pacifique.

Ces autorités, avec la complicité de certains médias, parlant de risque d’émeutes par rapport à notre événement attisent les tensions entre la population et les autorités.

Suite aux violences policières de ces dernières semaines, suite au propos tenu par certains policiers relayé par les médias, suite à la décision de la ville de Bruxelles interdisant le rassemblement et n’étant plus en mesure d’assurer la sécurité des participant.es., nous avons donc décidé de reporter le rassemblement initialement prévu ce mercredi  à ce samedi 02 décembre.

Nous espérons que la ville de Bruxelles se rappellera que nous fonctionnons dans un système démocratique et que le droit de manifestation, une conquête du mouvement ouvrier, est un droit garanti.

Face à ce climat sécuritaire et liberticide, il est d’autant plus important de faire entendre une autre voix, d’affirmer nos droits, de nous rassembler, d’occuper l’espace public, de dénoncer des choix de société et des agissements injustes, discriminants et/ou violents même quand il s’agit d’actes impliquant des décisions politiques.
Nous maintenons donc notre détermination à faire ce rassemblement et nous le reportons à ce samedi 02 décembre.

joelle

Détournement d’affiches électorales: Pas de scission sur la répression !

Pas de scission sur la répression !

Avec la N-VA divisons, réprimons, contrôlons.

Cette nuit des militants des JOC ont placardé des affiches pour Didier Reynders, Joelle Milquet et Yvan Mayeur aux couleurs de la N-VA. Il s’agit de dénoncer le discours sécuritaire de ces personnalités et de leur parti. En effet, tous acceptent et appliquent la logique du tout sécuritaire qui consiste à remplacer la politique sociale par une politique de contrôle et de répression. Plutot que de jouer la stratégie du meilleur ennemi, les militants de la campagne STOP-répression appellent à parler de vraie sécurité, celle de l’emploi et de notre avenir.

Dans cette campagne électorale, les grands partis dénoncent la N-VA comme l’ennemi à abattre. Ils se proposent comme le rempart face aux logiques de division et d’exclusion des séparatistes. Pourtant, quand il s’agit de sécuritaire, PS, MR ou CDH ne valent pas mieux et appliquent tous la même logique de mesures répressives plutôt que d’aborder les vraies causes sociales des problèmes.

joelle mayeurrynders

Nous avons donc décidé de mettre trois personnalités en avant parce qu’ils illustrent bien la supercherie sécuritaire et pour les mettre devant la réalité de leur vision sur le sécuritaire: Didier Reynders, chef de file d’une vision antisociale et sécuritaire ; Joelle Milquet, la ministre qui criminalise et réprime la jeunesse ; Yvan Mayeur, le bourgmestre qui met les intérêts des commerçants et des grands patrons au-dessus de la liberté d’expression et de manifestation comme il l’a encore démontré ce jeudi 15 mai.

La vision politique de Mr. Reynders est celle de la destruction sociale et de la répression. Le ministre des affairesP1150323 étrangères pense qu’il réglera les problèmes de nos quartiers en « mettant plus de bleus dans nos rues ». Depuis 2009, son parti défend l’introduction du Tasers, … Il avance donc une vision d’une police plus nombreuse et plus armée. Par ailleurs, il ne propose que des coupes budgétaires et la destruction des services publics bref l’exclusion sociale. Il passe son temps à opposer travailleurs avec ou sans emploi, jeunes et vieux,… Monsieur Reynders divise et détruit l’avenir et la vie des plus précaires et alimente l’insécurité sociale. Ensuite, il se sert du désespoir et de la peur qu’ils sème pour justifier plus de contrôle et de répression.

Mme Milquet a porté l’extension du système des Sanctions Administratives Communales. Mettre des amendes à P1150337des enfants de 14 ans correspond, pour elle, à les protéger! Ces amendes touchent ceux qui dépendent de l’espace public pour jouer, ceux qui dorment dans la rue, … Anti jeunes et anti pauvres, les amendes de la ministre sont aussi antidémocratiques car arbitraires et contraires aux droits fondamentaux. Ensuite, malgré ces annonces, la ministre Milquet continue d’ignorer la violence et les abus policiers alors qu’elle cède à toutes les demandes des lobbys policiers. Pour finir, alors que son parti à voté le TSCG, qui obligera bientôt la Belgique à de nouvelles coupes budgétaires et donc plus de difficultés pour l’ensemble de la population, la ministre veut « immuniser les dépenses pour la police et la justice ». Il n’y aura plus de sous pour l’enseignement, mais bien pour la répression. « Ouvrir une école, c’est fermer une prison » disait Victor Hugo, Mme Milquet semble savoir que le contraire est vrai aussi…

Yvan Mayeur, Bourgmestre et chef de la police de Bruxelles, défend une vision répressive et de criminalisation des mouvements sociaux. En effet, la police bruxelloise sous sa responsabilité, intervient de façon très agressive contre P1150318le droit de manifester. Ainsi, il veut interdire les manifestations le samedi. Récemment, le Mayeur de Bruxelles a empêché une action d’Amnesty International pour protéger les sentiments du premier ministre chinois. Et surtout, ce jeudi 15 mai, il a fait arrêter près de 300 manifestants pacifiques pour protéger un congrès de multinationales. Des manifestants encerclés ont été aspergés par une autopompe. Les manifestants sont restés enfermés pendant 7h pour avoir manifesté pacifiquement. C’est clair, pour monsieur Mayeur, le droit de manifester et la liberté d’expression ne pèsent pas lourds face aux intérêts de l’argent. La politique de répression est clairement faite pour décourager ceux qui veulent dénoncer la casse sociale et l’injustice implémentée notamment par son parti.

Nous ne voulons pas banaliser les positions séparatistes et antisociales de la N-VA mais plutôt que de jouer la stratégie des meilleurs ennemis, il est grand temps de remettre en question la place que la question sécuritaire occupe en temps de crise. Après plus de 15 ans à aller de mal en pis, il est temps de rompre avec la logique austérité–exclusion-division-répression. Nous avons eu droit à un gouvernement antisocial qui a coupé dans tous les services publics en particulier l’enseignement et les services publics, qui criminalise les chômeurs et les pousse dans la misère le tout face à un marché ou il n’y a de l’emploi ni pour les jeunes ni pour les vieux. A Bruxelles, le transports publics sont devenus un piège à exclus où portiques et policiers transforment le droit de se déplacer en risque d’arrestation. Malgré la promesse du gouvernement de « tendre vers la gratuité », les prix du transport, comme tous les autres, n’ont fait qu’augmenter alors que le gouvernement a bloqué les salaires et grignoté l’index.

Les militants des JOC, appellent à ce qu’on parle de sécurité, mais de vraie sécurité, celle de l’emploi et de notre avenir. Parlons de parcs et d’activités pour nos enfants, d’éducation pour nos jeunes et de santé pour nos anciens. Mettons fin aux violences, aux abus et aux contrôles aux faciès de la police dans nos quartiers. Parlons des causes et agissons, plutôt que d’agiter la peur et le désespoir pour justifier les caméras, les uniformes et la répression. En bout de course, il semblerait que ce soit la seule dépense publique que certains veulent encore défendre. Cessons d’utiliser la division et la peur que tente de semer la N-VA pour détourner l’attention de toutes ces questions fondamentales.

P1150324

Vidéo de l’action : [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=ngu92wI_cao[/youtube]

JOC -2- Moyens de faire taire

Soutien et solidarité avec les inculpés du CAS

En 2008, un grand mouvement d’occupations a vu le jour. Sur JOC -2- Moyens de faire tairebase d’occupations dans de nombreuses écoles et universités, le mouvement demandait l’application de l’accord de gouvernement de l’époque. Il s’agissait de créer une solution juridique à la clandestinité forcée des sans papiers.
En soutien à ce mouvement de nombreux comités de soutien se sont organisés dans le CAS, le comité d’action et de soutien aux sans papiers. Les comités ont réunit plusieurs centaines de personnes. A partir des campus et des occupations, ils organisaient des actions et des mobilisations autour de trois revendications: Régularisation de tous les sans papiers, arrêt des expulsions et fermeture des centres fermés.
Lors d’une de ses actions, un groupe de militants à perturbé le congrès de lancement de la campagne des partis libéraux européens. Après cette action, alors que les militants quittaient les lieux, la police a brutalement arrêté six activistes. Sans surprises, la police les accuse de « rébellion » et de « coups et blessures sur agents ». Depuis 5 ans, les six militants criminalisés sont poursuivis et enfoncés dans une procédure judiciaire sans fin.
Pour la campagne stop-répression, la criminalisation des militants du CAS consiste à enfermer ceux qui se mobilisent contre des politiques injustes et intolérables dans des batailles juridiques qui asphyxient le mouvement. De la violence policière aux procès, il s’agit d’effrayer ceux qui voudraient rejoindre les mobilisations et d’isoler ceux qui y participent déjà. Les nombreuses mobilisations des dernières années montrent que les militants ne se laissent pas impressionner: sur tous les fronts, les personnes en lutte, particulièrement les jeunes mais aussi dans le syndicats, les collectifs et les ONG, sont toujours plus nombreuses et plus déterminées.
La campagne STOP-REPRESSION de la JOC se joint donc à l’appel des inculpés à se rassembler le mercredi 27/11 à 8h30 devant le palais de justice de Bruxelles!

Solidarité!
STOP A LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX

Violences policières : l’impunité comme autorisation.

Ce weekend la presse a relayé un nouveau cas de violence policière. Deux hommes ont été victimes d’une agression violente et homophobe de la part de 5 agents à la sortie du Brussels Summer Festival (BSF). Une fois de plus, on promet à grands cris une enquête. Pourtant, les policiers incriminés sont rarement sanctionnés. Cette impunité ne peut que nourrir une banalisation des excès de la police particulièrement en temps de crise. Pourtant, la ministre Milquet continue de balayer le problème d’un revers de la main.

Vendredi soir les deux hommes sont donc de sortie pour dans le cadre du BSF. Une policière leur fait une remarque. Le ton de la réponse, un peu ironique, des deux hommes énerve les agents. Les policiers se mettent donc à les pousser violemment.

Lorsqu’ils veulent sortir leur téléphone pour filmer, la situation dégénère complétement. Mis au sol et 5 agents les rouent de coups en le « traitant de sale arabe », ils sont alors embarqués dans le combi où ils sont encore tabassés. Les insultes accompagnent les coups : « sales petit PD », « sales ptit gauchiste ». Ils seront retenus plus de 10 h au cachot où on leur refusera l’assistance médicale.

Leur cas n’est pas isolé. Plusieurs cas se sont ainsi retrouvés dans l’actualité bruxelloise récemment. Ainsi il y a moins d’un mois, Arno fête la fin de ses examens. Lorsqu’un policier le pousse en lui disant « dégage connard », il lui demande de rester poli. Il sera tabassé, arrêté, tabassé encore au commissariat, puis relâché sans la moindre explication. Renate 57 ans a été giflée et humiliée par la police à Ixelles en juin. Moad, 14 ans, a lui été tabassé par 5 agents parce qu’il courrait en rue. Dans certains cas, la situation dégénère jusqu’à la mort de la victime. En juillet, Sandro est battu à mort par des policiers. On se souvient tous des images choquantes de Jonathan Jacob, un patient psychiatrique tué en cellule à Anvers en 2011.

A notre connaissance dans aucun des cas cités, les policiers en question n’ont été sanctionnés. Dans le cas de Jonathan Jacob, les policiers sont toujours en fonction deux ans et demi après sa mort. Pour le jeune Moad, l’enquête interne a blanchi les policiers alors que 12 minutes de la vidéo de son arrivée au commissariat ont « disparues ». Le jeune homme est en outre accusé de rébellion par la police même si on voit mal comment un garçon de 14ans, 1m50, 45 kilos, pourrait sérieusement inquiéter 5 agents en uniforme… Cette technique de défense est malheureusement classique de la part des forces de police ; transformant les victimes en coupables.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Les cas de violences policières sont en augmentation continue depuis plus de 5 ans et ce malgré le fait que les statistiques officielles sous évaluent la situation. De plus, les plaintes introduites n’aboutissent presque jamais à une condamnation. A peine 3% des cas selon le comité européen contre la torture (2004). De plus, la clémence est grande. Les sanctions sont légères voire symboliques dans de nombreux cas et dans 32% des cas  les agents condamnés se voient accorder un sursis. C’est 6 fois plus que pour le reste des citoyens. Le comité contre la torture des nations unies questionne d’ailleurs l’indépendance et l’impartialité du comité P (2008).

 Cette impunité ne peut que renforcer les comportements abusifs dans la police. La confiance et l’assurance qu’ils ne risquent rien augmentent avec chaque abus, chaque violence. Dans les quartiers, l’insulte (souvent raciste, sexiste,…) et les baffes font partie du quotidien. Aucune des histoires ci-dessus n’étonne et les gens ne prennent même plus la peine de porter plainte. Les comportements  violents se banalisent et se généralisent.

La ministre Milquet continue d’ignorer le problème, annonçant des enquêtes qui n’aboutissent à rien lorsque l’attention médiatique est trop importante. Elle ne veut pas reconnaitre qu’il existe un problème structurel au sein de la police. Les victimes ne demandent que la vérité et la justice, la ministre préfère protéger les abuseurs en ignorant le problème. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à poser une question simple « qui nous protège de la police ? ». Malheureusement la réponse est : « personne, bien au contraire ».

Défendre les droits sociaux de ses affiliés, pas soutenir l’insoutenable !

La publication des images, par la VRT, de la mort de Jonathan Jacob en cellule la semaine dernière, le SLFP-police a publié un communiqué dans lequel il exprime, non seulement, son soutien aux policiers incriminés mais aussi aux moyens mis en œuvre.

Nos organisations de jeunesse ne pouvaient pas rester silencieuses face à cette prise de position radicale et extrêmement dérangeante. Nous sommes actifs depuis un moment au sein de la campagne stop répression et nous sommes confrontés tous les jours à des victimes de violences policières.

Le contenu du communiqué de la SLFP s’articule autour de deux thèmes, d’une part « les policiers n’ont fait qu’obéir aux ordres et suivre la procédure » et les vrais responsables sont le magistrat et médecin. Cette logique déresponsabilisante est dangereuse et au cœur d’une vision du policier qui alimente la violence dans la société.

Il est évident qu’il y a des responsabilités à d’autres niveaux et que des questions de procédure et de méthodes plus générales doivent être posées. Mais, le rôle d’un syndicat est de défendre les droits sociaux de ses affiliés. La SLFP prend ici une position qui soutien l’insoutenable. Le policier ne peut pas être un robot qui exécute des procédures sans penser aux conséquences de ses actes. Comme tout citoyen, si pas plus, il doit être attentif au respect des lois et à garantir le bien-être de tous !

L’argument du SLFP quant au nombre de policiers victimes par rapport aux policiers violents pose question. En effet, les poursuites dans le premier cas sont très dures (exemple : une jeune militant condamné pour rébellion armé, parce qu’il avait une baguette de tambour) alors que dans le second, rares sont ceux qui portent plainte. Pour ceux qui le font, à peine 15% des cas sont examinés (moins encore sont sanctionnés et souvent très faiblement) par une autorité dont l’indépendance et la transparence sont plus que remises en question.

Il nous semble très problématique de justifier les abus de certains agents en disant qu’il y a plus de citoyens agressifs. Même si les chiffres avancés étaient probants, cela ne justifie en rien l’usage d’une grenade et l’acharnement de toute une unité sur une personne souffrant de problèmes mentaux dans un espace confiné de moins de 10m2. De plus, Jonathan Jacob n’avait, faut il le rappeler, rien fait de mal…

Nous voulons donc interpeller la SLFP quant à sa prise de position. Nous considérons que l’organisation syndicale prend ici une position dangereuse car renforçant la déresponsabilisation des policiers face à leurs actions. Dans un contexte d’impunité importante des abus, on est à la limite de la promotion de la violence policière et bien loin de la défense des droits sociaux des policiers.

Chaque violence est un abus !

                                     JOC Bruxelles                            Section bruxelloise des jeunes FGTB

Justice pour Moad

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Moad, 14 ans, a été brutalement interpellé par 5 agents alors qu’il courrait dans une rue proche de chez lui. Le jeune garçon a été frappé, menotté, insulté et emmené au commissariat sans le moindre contact avec ses parents. Nous reproduisons ici la lettre de Moad dans laquelle il décrit ce qui lui est arrivé. Les parents sont choqués mais veulent faire confiance aux autorités.  Ils exigent que la justice et la vérité soient rendues. La campagne stop repression exprime tout son soutien aux parents et à Moad. Nous resterons attentifs et disponibles pour soutenir les démarches de la famille.

 

Le 11 janvier 2013 à 18h30, Moad, 14 ans à l’époque, rentre chez lui. Il trottine à une rue de sa maison, entre beekkant et osseghem, lorsqu’une voiture de police noire allume les sirènes derrière lui:

« je croyais qu’ils cherchait quelqu’un, arrivé a mon niveau 5 policier se sont précipité sur moi, ils m’ont insultés de tous les noms. « fils de…, Sale Arabe »,… J’ai paniqué en voyant les policiers avec leurs matraques. Un policier ma frappé avec sa matraque sur l’épaule et je suis tomber parterre.
J’ai eu 2 coups de mattraques 1 sur l’epaule un sur les cotes. En me mettant par terre une policière ma serré les menottes pendant que les autres policier me frappait par terre. Y’avais un policier qui me donner des shot sur mon visage. […]ils m’ont promis que j’allait passé un mauvais quart d’heure en me fouillant il me donnait des coups et des gifles en mettant dans la voiture 2 policiers qui était assis à coté de moi, il m’ont mis des coup de poingt et des gifles a plusieurs reprises. Arrivé a compte de flandres, il se sont arrétés devant un local et il m’on dit que c’était trop gentil là bas, Alors ils m’ont ammené derriere la commune en sortant de la voiture ils m’ont cogné contre le capot de la voiture, […]  »

En plus, alors qu’il est mineur, il est mis en cellule dans la cave du commissariat. C’est via des amis que le fils ainé de la famille sera mis au courant que son frère a été arrêté. C’est lui qui se rend en premier au commissariat et prévient sa mère. Malgré son insistance, la police refuse qu’elle voie ou récupère son fils. Ils affirment que Moad aurait refusé de donner ou montrer sa carte d’identité, ils l’accusent de rébellion et outrage.
Alors qu’elle insiste sur le fait qu’il est mineur, la police lui dit qu’ils arrêtent aussi « des de 12ans ». Elle refuse de quitter le commissariat sans son fils. Le commissaire de police de Molenbeek dit que la mère était « hystérique » et refuse de comprendre. Les policiers affirment qu’ils n’ont pas utilisé leur matraque, qu’ils l’ont « simplement poussé avec la force nécessaire contre le mur »…

Ses parents le reprendront au commissariat en soirée le visage tuméfié et éraflé, l’oreille écorchée, une empreinte de semelle sur l’arrière du crâne… Suite au choc de l’histoire racontée par leur fils, les parents décident de ne rien lacher. Ils ont aussi eu le bon réflexe d’aller immédiatement faire constater les blessures par un médecin avec photos et certificat. Ils ont ensuite pris un avocat pour défendre les intérêts de Moad et porter plainte contre les agents. Pour Moad mais aussi pour tous les jeunes qui doivent subir ce genre de contrôles quotidiennement. Le plus fort c’est que la police dans cette histoire se pose elle-même en victime.

Aussi face à la version de la police, les parents doutent de l’objectivité de l’enquête interne et de l’honnêteté de la version des policiers. Comme souvent la famille demande simplement qu’on reconnaisse la vérité, c’est-à-dire qu’il y a eu une bavure et qu’on agisse en conséquence. Au début, suite aux coups de fil de la commune et en particulier de la bourgmestre Françoise Schepmans (MR) qui assurait qu’un rapport ferait toute la lumière très vite, la famille annule le rassemblement prévu devant la commune de Molenbeek.

Pourtant, lorsqu’ils sont reçus par la bourgmestre, accompagnés par leur avocat, ils réaliseront qu’il manque 12 minutes sur la vidéo du commissariat. « Nous avons demandé à visionner la vidéo de l’arrivée au commissariat de Moad », dit Me Lurquin. «La scène où il dit avoir eu le visage écrasé sur la porte du sas interne a disparu et le trajet jusqu’à la cellule, qui doit durer 40 secondes, dure 12 minutes selon le minutage qui passe de 18h29 à 18h42. On nous dit que c’est un problème d’horodateur sur l’enregistrement… Un peu court !! ».

Par ailleurs, on leur dira que l’enquête interne est terminée et qu’aucun policier ne sera incriminé. Moad n’a même pas été entendu.

Aïcha Daoudi,la maman, nous informe également que son fils a changé d’école. «Il était devenu une bête de foire. Tout le monde lui posait des questions sur l’affaire », précise la mère qui affirme que son fils continue de faire des cauchemars toutes les nuits. « C’est difficile pour lui. J’ai voulu l’emmener voir un psychologue ».

Dix mois plus tard, Aïcha a toujours peur pour son fils. «Samedi dernier, Moad et son petit frère ont été jouer au parc Marie-José. Sur le chemin, entre le parc des Muses et le parc Marie-José, une voiture noire de la police a suivi mon fils en roulant au pas. Dans la voiture,il y avait un des policiers de l’agression. Ils ont commencé à le narguer et à se moquer de lui »,
«Ce n’est pas la première fois. Peu de temps après l’agression, il avait également croisé les policiers qui avaient alors montré le poing en le voyant (…) ils le narguent et le menacent en rue. Qui me dit qu’ils ne vont pas un jour le tabasser à mort ou le faire disparaître ».

Commence alors une longue bataille judiciaire et politique dans laquelle la famille n’a jamais faibli. elle durera jusqu’en juin 2015. Malgré le fait que le parquet demande le non lieu, le tribunal suit les avocat.e.s de la famille et renvoie les 5 policiers devant le tribunal correctionnel. C’est une première victoire pour la famille. Même si personne n’est condamné, la justice reconnait qu’il y a un problème. Le mercredi 30 Novembre 2016, c’est enfin le jour du procès.
Revue de presse:
http://www.lacapitale.be/677344/article/regions/bruxelles/actualite/2013-03-06/molenbeek-il-manque-12-minutes-dans-la-video-de-la-bavure-presumee-sur-moa
http://www.lacapitale.be/1308043/article/2015-06-10/moad-14-ans-tabasse-alors-qu-il-rentrait-simplement-chez-lui-cinq-policiers-renv

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Motion de solidarité avec la manif antifasciste réprimée

Nous appelons les individus à signer la motion en ligne. Les organisations peuvent signer la motion en envoyant un mail à STOP.repression.be@gmail.com

Le 17 juin 2012, à l’appel des organisations de jeunesse et antifascistes, des manifestants antifascistes sont descendus dans les rues pour s’opposer à une manifestation d’extrême-droite à laquelle étaient présents le Parti Populaire (PP) et Nation. Alors que ceux-ci défilaient tranquillement sous la protection de la police, les militants antifascistes, eux, ont été brutalement réprimés. Deux d’entre eux se sont retrouvés aux urgences, alors que les autres étaient emmenés aux casernes d’Etterbeek.

Les images des manifestants fracassés par la police ont provoqué une indignation générale, ce qui a obligé la ministre Milquet et le bourgmestre Thielemans à annoncer une enquête. Comme nous nous en doutions, six mois plus tard, nous n’avons toujours pas de nouvelles de cette « enquête ». Par contre, les militants réprimés reçoivent, depuis le 27 novembre, des amendes administratives pour « participation à une manifestation non autorisée ». Le deux poids deux mesures pratiqué par les autorités est scandaleux. L’extrême-droite, elle, était protégée par la police lui permettant de scander ses appels à la haine et ses slogans racistes.

Dans cette période de crise du capitalisme, les autorités n’ont qu’une seule réponse : l’austérité. Mais  l’exclusion du chômage et la diminution des l’allocations, l’accès de plus en plus difficile au logement, la paupérisation des travailleurs et l’attaque sur l’index, la destruction de nos services publics, etc. ne sont pas des mesures populaires. Avec l’austérité vient donc aussi la répression. Aujourd’hui encore plus qu’hier, le droit de manifester est mis en danger. Face à la mobilisation croissante, les sanctions administratives sont l’un des nouveaux outils utilisés pour faire taire la contestation. Bientôt, elles serviront à criminaliser les piquets de grève et à paralyser les organisations syndicales.

Nous avons décidé de ne pas payer les amendes administratives , que nous jugeons illégitimes et dangereuses. Pour faire face à cette répression des mouvements sociaux, nous avons besoin de votre soutien. Nous appelons toutes les organisations à être solidaires avec notre lutte.

NOUS NE PAYERONS PAS,  NOUS NE CEDERONS PAS FACE A LA REPRESSION.

STOP à la répression, NON au fascisme et NON à l’austérité !

Premier signataires :

JOC bruxelles

Etudiants FGTB bruxelles

Initiative de solidarité avec la grèce qui résiste

Egalité

Etudiants de Gauche Actifs – Actief Linkse Studenten

Radio Panik

Blokbuster

Parti Socialiste de Lutte – Linkse Socialistische Partij

Partito della Rifondazione Comunista  – Federazione Comunista del Belgio

Ligue Communiste Révolutionnaire – Socialistische Arbeiderspartij (LCR-SAP)

Vonk/Unité Socialiste

Mir-Irg/AGIR pour la Paix

Comités Action contre l’austérité en Europe (CAE)

Ecolo J

Vie Féminine Bruxelles

Pro Jeunes

Jeunes Anticapitalistes (JAC)

Ligue Communiste des Travailleurs (LCT)

Sud Etudiant Orléans

Comac

FEWLA, soutien actif à la lutte du peuple Mapuche

Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD)

Parti Communiste

Collectif Artivist

Equipes Populaires

JOC liège

Jeunes FGTB

Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (CLEA)

Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM)

Mutualité Saint-Michel

Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC)

Le texte est en cours de signature dans différentes organisations.
Nous appelons les individus à signer la motion en ligne. Les organisations peuvent signer la motion en envoyant un mail à STOP.repression.be@gmail.com

Lettre ouverte à la ministre de l’intérieur Milquet

Campagne STOP-répression (JOC)
4, rue d’Anderlecht
1000 Bruxelles
stop.repression.be@gmail.com
 
Mme Joëlle Milquet
Ministre de l’Intérieur et de l’Egalité des chances
2, rue de la Loi – 1000 Bruxelles

Madame la ministre de l’intérieur,

Madame Milquet,

Nous souhaitons, par la présente, vous exprimer notre plus vive opposition à vos choix politiques en matière de sécurité. En effet, vos choix actuels s’inscrivent dans la droite ligne des politiques menées depuis de nombreuses années. Nous ne pouvons que dénoncer le recours à cette vision répressive qui a démontré en Belgique et ailleurs qu’elle est non seulement inefficace mais contreproductive.

Depuis votre entrée en fonction, vous n’avez cessé de mettre en place une politique de sécurité répressive. Ainsi au premier coup de semonce, vous avez plié devant les lobbys policiers sans un mot, une oreille ou un regard pour le monde associatif, juridique et scientifique pourtant mobilisés en nombre sur la question. Vous préférez une politique dépassée basée uniquement sur la répression et qui voit la sécurité comme une thématique indépendante. La société harmonieuse demandée par le citoyen ne peut pourtant venir que d’une vision transversale où la sécurité est l’objectif et non l’instrument.

Nous militants, jeunes, étudiants, activistes et habitants des quartiers vivons la réalité de vos choix au jour le jour. Loin de pacifier les relations sociales, ils alimentent le cycle de la violence et de l’exclusion. Que ce soit dans nos activités militantes ou simplement dans la vie de nos quartiers, la réalité concrète de notre quotidien est que le tout sécuritaire est non seulement inefficace mais surtout contreproductif.

Ainsi, malgré un nombre de policiers par habitant particulièrement important, la Belgique n’est pas plus sure qu’ailleurs. Plutôt que de s’accrocher au tout sécuritaire, manifestement inefficace, il est plus que temps de se poser les vraies questions et de les affronter. L’absence de transparence et d’indépendance des organes de contrôle de la police est d’ailleurs dénoncée par l’ONU elle-même. Notre système judiciaire quant-à-lui est au bord de l’implosion. Le code pénal date de 1867 et est l’un des plus vieux du continent européen. Pleines à craquer de prisonniers, souvent en garde à vue, nos prisons font, vu leur état, plutôt office d’université des pauvres. Bref, vu l’état général d’un système dont on doit par ailleurs encore discuter la pertinence, il n’est en rien étonnant que le citoyen s’inquiète de sa sécurité.

Pourtant, Madame Milquet, lorsqu’on vous entend, ces questions ne semblent pas au centre de vos inquiétudes, elle sont trop éloignées du quotidien de vos électeurs sans doute. De Matongé à la mort tragique de cet agent de la STIB, votre réponse reste invariablement celle de la punition, de la répression et en bout de course de la violence. En d’autres mots, puisque les politiques mises en œuvre depuis 20 ans ne fonctionnent pas, faisons la même chose mais en plus violent. Et ces derniers mois, saisissant au bond une actualité pourtant complexe, vous avez franchi un pas supplémentaire. « Radicalité, sexisme et violence contre les policiers, … » pour vous une seule solution : la répression administrative.

Madame la ministre, nous ne voulons pas croire que ce soit la voie que la société ait choisie. Il existe une différence entre demande de sécurité et politique sécuritaire que vous semblez ne pas vouloir tenir compte. Puisque la justice est enrouée, que la société s’enfonce dans la précarité et donc dans la violence, et que votre police s’est mis à dos les quartiers qu’elle est sensée protéger, vous décidez de suspendre la division des pouvoirs et finalement la base d’une justice démocratique? La sanction administrative, que ce soit pour une amende pour incivilité ou pour le démantèlement d’un groupement « ayant pour but le changement de la société » (vous pouvez nous arrêter tout de suite), est celle du tribunal d’exception et de l’arbitraire. Non, nous ne pouvons pas, ne voulons pas y croire.

Mais puisque lesdites sanctions s’appliqueront à des enfants de 14 ans et que la police dispose désormais du pouvoir discrétionnaire d’être témoin, juge et partie, veuillez prendre note que par la présente, la campagne Stop-répression de la JOC appelle tous et toutes à ne payer aucune de ces amendes puisqu’elles sont par définition contraires à la démocratie même et donc injustes. Nos militants et notre organisation refuseront catégoriquement de payer le moindre cent, quelque soit « l’infraction » commise. Quelque soit le contenu que l’on donne au mot « justice », il ne peut exister sans le respect des droits de tous.

Vous l’avez compris, Madame la Ministre, nous ne pouvons souscrire à votre vision que ce soit sur le contrôle démocratique de vos forces de police, sur le recours systématique à la sanction administrative que vous semblez préconiser et sur la vision générale de la sécurité que les corporations policières vous ont, semble-t-il, soufflé.

Dans l’espoir que votre porte, si grande ouverte aux forces de police, ne soit pas close à l’expression du reste de la société, nous vous prions, Madame la ministre, d’accepter l’expression de nos salutations les plus sincères,

Campagne STOP-répression de la JOC