Détournement d’affiches électorales: Pas de scission sur la répression !

Détournement d’affiches électorales: Pas de scission sur la répression !

Pas de scission sur la répression !

Avec la N-VA divisons, réprimons, contrôlons.

Cette nuit des militants des JOC ont placardé des affiches pour Didier Reynders, Joelle Milquet et Yvan Mayeur aux couleurs de la N-VA. Il s’agit de dénoncer le discours sécuritaire de ces personnalités et de leur parti. En effet, tous acceptent et appliquent la logique du tout sécuritaire qui consiste à remplacer la politique sociale par une politique de contrôle et de répression. Plutot que de jouer la stratégie du meilleur ennemi, les militants de la campagne STOP-répression appellent à parler de vraie sécurité, celle de l’emploi et de notre avenir.

Dans cette campagne électorale, les grands partis dénoncent la N-VA comme l’ennemi à abattre. Ils se proposent comme le rempart face aux logiques de division et d’exclusion des séparatistes. Pourtant, quand il s’agit de sécuritaire, PS, MR ou CDH ne valent pas mieux et appliquent tous la même logique de mesures répressives plutôt que d’aborder les vraies causes sociales des problèmes.

joelle mayeurrynders

Nous avons donc décidé de mettre trois personnalités en avant parce qu’ils illustrent bien la supercherie sécuritaire et pour les mettre devant la réalité de leur vision sur le sécuritaire: Didier Reynders, chef de file d’une vision antisociale et sécuritaire ; Joelle Milquet, la ministre qui criminalise et réprime la jeunesse ; Yvan Mayeur, le bourgmestre qui met les intérêts des commerçants et des grands patrons au-dessus de la liberté d’expression et de manifestation comme il l’a encore démontré ce jeudi 15 mai.

La vision politique de Mr. Reynders est celle de la destruction sociale et de la répression. Le ministre des affairesP1150323 étrangères pense qu’il réglera les problèmes de nos quartiers en « mettant plus de bleus dans nos rues ». Depuis 2009, son parti défend l’introduction du Tasers, … Il avance donc une vision d’une police plus nombreuse et plus armée. Par ailleurs, il ne propose que des coupes budgétaires et la destruction des services publics bref l’exclusion sociale. Il passe son temps à opposer travailleurs avec ou sans emploi, jeunes et vieux,… Monsieur Reynders divise et détruit l’avenir et la vie des plus précaires et alimente l’insécurité sociale. Ensuite, il se sert du désespoir et de la peur qu’ils sème pour justifier plus de contrôle et de répression.

Mme Milquet a porté l’extension du système des Sanctions Administratives Communales. Mettre des amendes à P1150337des enfants de 14 ans correspond, pour elle, à les protéger! Ces amendes touchent ceux qui dépendent de l’espace public pour jouer, ceux qui dorment dans la rue, … Anti jeunes et anti pauvres, les amendes de la ministre sont aussi antidémocratiques car arbitraires et contraires aux droits fondamentaux. Ensuite, malgré ces annonces, la ministre Milquet continue d’ignorer la violence et les abus policiers alors qu’elle cède à toutes les demandes des lobbys policiers. Pour finir, alors que son parti à voté le TSCG, qui obligera bientôt la Belgique à de nouvelles coupes budgétaires et donc plus de difficultés pour l’ensemble de la population, la ministre veut « immuniser les dépenses pour la police et la justice ». Il n’y aura plus de sous pour l’enseignement, mais bien pour la répression. « Ouvrir une école, c’est fermer une prison » disait Victor Hugo, Mme Milquet semble savoir que le contraire est vrai aussi…

Yvan Mayeur, Bourgmestre et chef de la police de Bruxelles, défend une vision répressive et de criminalisation des mouvements sociaux. En effet, la police bruxelloise sous sa responsabilité, intervient de façon très agressive contre P1150318le droit de manifester. Ainsi, il veut interdire les manifestations le samedi. Récemment, le Mayeur de Bruxelles a empêché une action d’Amnesty International pour protéger les sentiments du premier ministre chinois. Et surtout, ce jeudi 15 mai, il a fait arrêter près de 300 manifestants pacifiques pour protéger un congrès de multinationales. Des manifestants encerclés ont été aspergés par une autopompe. Les manifestants sont restés enfermés pendant 7h pour avoir manifesté pacifiquement. C’est clair, pour monsieur Mayeur, le droit de manifester et la liberté d’expression ne pèsent pas lourds face aux intérêts de l’argent. La politique de répression est clairement faite pour décourager ceux qui veulent dénoncer la casse sociale et l’injustice implémentée notamment par son parti.

Nous ne voulons pas banaliser les positions séparatistes et antisociales de la N-VA mais plutôt que de jouer la stratégie des meilleurs ennemis, il est grand temps de remettre en question la place que la question sécuritaire occupe en temps de crise. Après plus de 15 ans à aller de mal en pis, il est temps de rompre avec la logique austérité–exclusion-division-répression. Nous avons eu droit à un gouvernement antisocial qui a coupé dans tous les services publics en particulier l’enseignement et les services publics, qui criminalise les chômeurs et les pousse dans la misère le tout face à un marché ou il n’y a de l’emploi ni pour les jeunes ni pour les vieux. A Bruxelles, le transports publics sont devenus un piège à exclus où portiques et policiers transforment le droit de se déplacer en risque d’arrestation. Malgré la promesse du gouvernement de « tendre vers la gratuité », les prix du transport, comme tous les autres, n’ont fait qu’augmenter alors que le gouvernement a bloqué les salaires et grignoté l’index.

Les militants des JOC, appellent à ce qu’on parle de sécurité, mais de vraie sécurité, celle de l’emploi et de notre avenir. Parlons de parcs et d’activités pour nos enfants, d’éducation pour nos jeunes et de santé pour nos anciens. Mettons fin aux violences, aux abus et aux contrôles aux faciès de la police dans nos quartiers. Parlons des causes et agissons, plutôt que d’agiter la peur et le désespoir pour justifier les caméras, les uniformes et la répression. En bout de course, il semblerait que ce soit la seule dépense publique que certains veulent encore défendre. Cessons d’utiliser la division et la peur que tente de semer la N-VA pour détourner l’attention de toutes ces questions fondamentales.

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Vidéo de l’action : [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=ngu92wI_cao[/youtube]

Soutien et solidarité avec les inculpés du CAS

Soutien et solidarité avec les inculpés du CAS

En 2008, un grand mouvement d’occupations a vu le jour. Sur JOC -2- Moyens de faire tairebase d’occupations dans de nombreuses écoles et universités, le mouvement demandait l’application de l’accord de gouvernement de l’époque. Il s’agissait de créer une solution juridique à la clandestinité forcée des sans papiers.
En soutien à ce mouvement de nombreux comités de soutien se sont organisés dans le CAS, le comité d’action et de soutien aux sans papiers. Les comités ont réunit plusieurs centaines de personnes. A partir des campus et des occupations, ils organisaient des actions et des mobilisations autour de trois revendications: Régularisation de tous les sans papiers, arrêt des expulsions et fermeture des centres fermés.
Lors d’une de ses actions, un groupe de militants à perturbé le congrès de lancement de la campagne des partis libéraux européens. Après cette action, alors que les militants quittaient les lieux, la police a brutalement arrêté six activistes. Sans surprises, la police les accuse de « rébellion » et de « coups et blessures sur agents ». Depuis 5 ans, les six militants criminalisés sont poursuivis et enfoncés dans une procédure judiciaire sans fin.
Pour la campagne stop-répression, la criminalisation des militants du CAS consiste à enfermer ceux qui se mobilisent contre des politiques injustes et intolérables dans des batailles juridiques qui asphyxient le mouvement. De la violence policière aux procès, il s’agit d’effrayer ceux qui voudraient rejoindre les mobilisations et d’isoler ceux qui y participent déjà. Les nombreuses mobilisations des dernières années montrent que les militants ne se laissent pas impressionner: sur tous les fronts, les personnes en lutte, particulièrement les jeunes mais aussi dans le syndicats, les collectifs et les ONG, sont toujours plus nombreuses et plus déterminées.
La campagne STOP-REPRESSION de la JOC se joint donc à l’appel des inculpés à se rassembler le mercredi 27/11 à 8h30 devant le palais de justice de Bruxelles!

Solidarité!
STOP A LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX

Violences policières : l’impunité comme autorisation.

Ce weekend la presse a relayé un nouveau cas de violence policière. Deux hommes ont été victimes d’une agression violente et homophobe de la part de 5 agents à la sortie du Brussels Summer Festival (BSF). Une fois de plus, on promet à grands cris une enquête. Pourtant, les policiers incriminés sont rarement sanctionnés. Cette impunité ne peut que nourrir une banalisation des excès de la police particulièrement en temps de crise. Pourtant, la ministre Milquet continue de balayer le problème d’un revers de la main.

Vendredi soir les deux hommes sont donc de sortie pour dans le cadre du BSF. Une policière leur fait une remarque. Le ton de la réponse, un peu ironique, des deux hommes énerve les agents. Les policiers se mettent donc à les pousser violemment.

Lorsqu’ils veulent sortir leur téléphone pour filmer, la situation dégénère complétement. Mis au sol et 5 agents les rouent de coups en le « traitant de sale arabe », ils sont alors embarqués dans le combi où ils sont encore tabassés. Les insultes accompagnent les coups : « sales petit PD », « sales ptit gauchiste ». Ils seront retenus plus de 10 h au cachot où on leur refusera l’assistance médicale.

Leur cas n’est pas isolé. Plusieurs cas se sont ainsi retrouvés dans l’actualité bruxelloise récemment. Ainsi il y a moins d’un mois, Arno fête la fin de ses examens. Lorsqu’un policier le pousse en lui disant « dégage connard », il lui demande de rester poli. Il sera tabassé, arrêté, tabassé encore au commissariat, puis relâché sans la moindre explication. Renate 57 ans a été giflée et humiliée par la police à Ixelles en juin. Moad, 14 ans, a lui été tabassé par 5 agents parce qu’il courrait en rue. Dans certains cas, la situation dégénère jusqu’à la mort de la victime. En juillet, Sandro est battu à mort par des policiers. On se souvient tous des images choquantes de Jonathan Jacob, un patient psychiatrique tué en cellule à Anvers en 2011.

A notre connaissance dans aucun des cas cités, les policiers en question n’ont été sanctionnés. Dans le cas de Jonathan Jacob, les policiers sont toujours en fonction deux ans et demi après sa mort. Pour le jeune Moad, l’enquête interne a blanchi les policiers alors que 12 minutes de la vidéo de son arrivée au commissariat ont « disparues ». Le jeune homme est en outre accusé de rébellion par la police même si on voit mal comment un garçon de 14ans, 1m50, 45 kilos, pourrait sérieusement inquiéter 5 agents en uniforme… Cette technique de défense est malheureusement classique de la part des forces de police ; transformant les victimes en coupables.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Les cas de violences policières sont en augmentation continue depuis plus de 5 ans et ce malgré le fait que les statistiques officielles sous évaluent la situation. De plus, les plaintes introduites n’aboutissent presque jamais à une condamnation. A peine 3% des cas selon le comité européen contre la torture (2004). De plus, la clémence est grande. Les sanctions sont légères voire symboliques dans de nombreux cas et dans 32% des cas  les agents condamnés se voient accorder un sursis. C’est 6 fois plus que pour le reste des citoyens. Le comité contre la torture des nations unies questionne d’ailleurs l’indépendance et l’impartialité du comité P (2008).

 Cette impunité ne peut que renforcer les comportements abusifs dans la police. La confiance et l’assurance qu’ils ne risquent rien augmentent avec chaque abus, chaque violence. Dans les quartiers, l’insulte (souvent raciste, sexiste,…) et les baffes font partie du quotidien. Aucune des histoires ci-dessus n’étonne et les gens ne prennent même plus la peine de porter plainte. Les comportements  violents se banalisent et se généralisent.

La ministre Milquet continue d’ignorer le problème, annonçant des enquêtes qui n’aboutissent à rien lorsque l’attention médiatique est trop importante. Elle ne veut pas reconnaitre qu’il existe un problème structurel au sein de la police. Les victimes ne demandent que la vérité et la justice, la ministre préfère protéger les abuseurs en ignorant le problème. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à poser une question simple « qui nous protège de la police ? ». Malheureusement la réponse est : « personne, bien au contraire ».

Défendre les droits sociaux de ses affiliés, pas soutenir l’insoutenable !

La publication des images, par la VRT, de la mort de Jonathan Jacob en cellule la semaine dernière, le SLFP-police a publié un communiqué dans lequel il exprime, non seulement, son soutien aux policiers incriminés mais aussi aux moyens mis en œuvre.

Nos organisations de jeunesse ne pouvaient pas rester silencieuses face à cette prise de position radicale et extrêmement dérangeante. Nous sommes actifs depuis un moment au sein de la campagne stop répression et nous sommes confrontés tous les jours à des victimes de violences policières.

Le contenu du communiqué de la SLFP s’articule autour de deux thèmes, d’une part « les policiers n’ont fait qu’obéir aux ordres et suivre la procédure » et les vrais responsables sont le magistrat et médecin. Cette logique déresponsabilisante est dangereuse et au cœur d’une vision du policier qui alimente la violence dans la société.

Il est évident qu’il y a des responsabilités à d’autres niveaux et que des questions de procédure et de méthodes plus générales doivent être posées. Mais, le rôle d’un syndicat est de défendre les droits sociaux de ses affiliés. La SLFP prend ici une position qui soutien l’insoutenable. Le policier ne peut pas être un robot qui exécute des procédures sans penser aux conséquences de ses actes. Comme tout citoyen, si pas plus, il doit être attentif au respect des lois et à garantir le bien-être de tous !

L’argument du SLFP quant au nombre de policiers victimes par rapport aux policiers violents pose question. En effet, les poursuites dans le premier cas sont très dures (exemple : une jeune militant condamné pour rébellion armé, parce qu’il avait une baguette de tambour) alors que dans le second, rares sont ceux qui portent plainte. Pour ceux qui le font, à peine 15% des cas sont examinés (moins encore sont sanctionnés et souvent très faiblement) par une autorité dont l’indépendance et la transparence sont plus que remises en question.

Il nous semble très problématique de justifier les abus de certains agents en disant qu’il y a plus de citoyens agressifs. Même si les chiffres avancés étaient probants, cela ne justifie en rien l’usage d’une grenade et l’acharnement de toute une unité sur une personne souffrant de problèmes mentaux dans un espace confiné de moins de 10m2. De plus, Jonathan Jacob n’avait, faut il le rappeler, rien fait de mal…

Nous voulons donc interpeller la SLFP quant à sa prise de position. Nous considérons que l’organisation syndicale prend ici une position dangereuse car renforçant la déresponsabilisation des policiers face à leurs actions. Dans un contexte d’impunité importante des abus, on est à la limite de la promotion de la violence policière et bien loin de la défense des droits sociaux des policiers.

Chaque violence est un abus !

                                     JOC Bruxelles                            Section bruxelloise des jeunes FGTB

Justice pour Moad

Moad, 14 ans, a été brutalement interpellé par 5 agents alors qu’il courrait dans une rue proche de chez lui. Le jeune garçon a été frappé, menotté, insulté et emmené au commissariat sans le moindre contact avec ses parents. Nous reproduisons ici la lettre de Moad dans laquelle il décrit ce qui lui est arrivé. Les parents sont choqués mais veulent faire confiance aux autorités.  Ils exigent que la justice et la vérité soient rendues. La campagne stop repression exprime tout son soutien aux parents et à Moad. Nous resterons attentifs et disponibles pour soutenir les démarches de la famille.

 

Le 11 janvier 2013 à 18h30, Moad, 14 ans à l’époque, rentre chez lui. Il trottine à une rue de sa maison, entre beekkant et osseghem, lorsqu’une voiture de police noire allume les sirènes derrière lui:

« je croyais qu’ils cherchait quelqu’un, arrivé a mon niveau 5 policier se sont précipité sur moi, ils m’ont insultés de tous les noms. « fils de…, Sale Arabe »,… J’ai paniqué en voyant les policiers avec leurs matraques. Un policier ma frappé avec sa matraque sur l’épaule et je suis tomber parterre.
J’ai eu 2 coups de mattraques 1 sur l’epaule un sur les cotes. En me mettant par terre une policière ma serré les menottes pendant que les autres policier me frappait par terre. Y’avais un policier qui me donner des shot sur mon visage. […]ils m’ont promis que j’allait passé un mauvais quart d’heure en me fouillant il me donnait des coups et des gifles en mettant dans la voiture 2 policiers qui était assis à coté de moi, il m’ont mis des coup de poingt et des gifles a plusieurs reprises. Arrivé a compte de flandres, il se sont arrétés devant un local et il m’on dit que c’était trop gentil là bas, Alors ils m’ont ammené derriere la commune en sortant de la voiture ils m’ont cogné contre le capot de la voiture, […]  »

En plus, alors qu’il est mineur, il est mis en cellule dans la cave du commissariat. C’est via des amis que le fils ainé de la famille sera mis au courant que son frère a été arrêté. C’est lui qui se rend en premier au commissariat et prévient sa mère. Malgré son insistance, la police refuse qu’elle voie ou récupère son fils. Ils affirment que Moad aurait refusé de donner ou montrer sa carte d’identité, ils l’accusent de rébellion et outrage.
Alors qu’elle insiste sur le fait qu’il est mineur, la police lui dit qu’ils arrêtent aussi « des de 12ans ». Elle refuse de quitter le commissariat sans son fils. Le commissaire de police de Molenbeek dit que la mère était « hystérique » et refuse de comprendre. Les policiers affirment qu’ils n’ont pas utilisé leur matraque, qu’ils l’ont « simplement poussé avec la force nécessaire contre le mur »…

Ses parents le reprendront au commissariat en soirée le visage tuméfié et éraflé, l’oreille écorchée, une empreinte de semelle sur l’arrière du crâne… Suite au choc de l’histoire racontée par leur fils, les parents décident de ne rien lacher. Ils ont aussi eu le bon réflexe d’aller immédiatement faire constater les blessures par un médecin avec photos et certificat. Ils ont ensuite pris un avocat pour défendre les intérêts de Moad et porter plainte contre les agents. Pour Moad mais aussi pour tous les jeunes qui doivent subir ce genre de contrôles quotidiennement. Le plus fort c’est que la police dans cette histoire se pose elle-même en victime.

Aussi face à la version de la police, les parents doutent de l’objectivité de l’enquête interne et de l’honnêteté de la version des policiers. Comme souvent la famille demande simplement qu’on reconnaisse la vérité, c’est-à-dire qu’il y a eu une bavure et qu’on agisse en conséquence. Au début, suite aux coups de fil de la commune et en particulier de la bourgmestre Françoise Schepmans (MR) qui assurait qu’un rapport ferait toute la lumière très vite, la famille annule le rassemblement prévu devant la commune de Molenbeek.

Pourtant, lorsqu’ils sont reçus par la bourgmestre, accompagnés par leur avocat, ils réaliseront qu’il manque 12 minutes sur la vidéo du commissariat. « Nous avons demandé à visionner la vidéo de l’arrivée au commissariat de Moad », dit Me Lurquin. «La scène où il dit avoir eu le visage écrasé sur la porte du sas interne a disparu et le trajet jusqu’à la cellule, qui doit durer 40 secondes, dure 12 minutes selon le minutage qui passe de 18h29 à 18h42. On nous dit que c’est un problème d’horodateur sur l’enregistrement… Un peu court !! ».

Par ailleurs, on leur dira que l’enquête interne est terminée et qu’aucun policier ne sera incriminé. Moad n’a même pas été entendu.

Aïcha Daoudi,la maman, nous informe également que son fils a changé d’école. «Il était devenu une bête de foire. Tout le monde lui posait des questions sur l’affaire », précise la mère qui affirme que son fils continue de faire des cauchemars toutes les nuits. « C’est difficile pour lui. J’ai voulu l’emmener voir un psychologue ».

Dix mois plus tard, Aïcha a toujours peur pour son fils. «Samedi dernier, Moad et son petit frère ont été jouer au parc Marie-José. Sur le chemin, entre le parc des Muses et le parc Marie-José, une voiture noire de la police a suivi mon fils en roulant au pas. Dans la voiture,il y avait un des policiers de l’agression. Ils ont commencé à le narguer et à se moquer de lui »,
«Ce n’est pas la première fois. Peu de temps après l’agression, il avait également croisé les policiers qui avaient alors montré le poing en le voyant (…) ils le narguent et le menacent en rue. Qui me dit qu’ils ne vont pas un jour le tabasser à mort ou le faire disparaître ».

Commence alors une longue bataille judiciaire et politique dans laquelle la famille n’a jamais faibli. elle durera jusqu’en juin 2015. Malgré le fait que le parquet demande le non lieu, le tribunal suit les avocat.e.s de la famille et renvoie les 5 policiers devant le tribunal correctionnel. C’est une première victoire pour la famille. Même si personne n’est condamné, la justice reconnait qu’il y a un problème. Le mercredi 30 Novembre 2016, c’est enfin le jour du procès.
Revue de presse:
http://www.lacapitale.be/677344/article/regions/bruxelles/actualite/2013-03-06/molenbeek-il-manque-12-minutes-dans-la-video-de-la-bavure-presumee-sur-moa
http://www.lacapitale.be/1308043/article/2015-06-10/moad-14-ans-tabasse-alors-qu-il-rentrait-simplement-chez-lui-cinq-policiers-renv

Motion de solidarité avec la manif antifasciste réprimée

Motion de solidarité avec la manif antifasciste réprimée

Nous appelons les individus à signer la motion en ligne. Les organisations peuvent signer la motion en envoyant un mail à STOP.repression.be@gmail.com

Le 17 juin 2012, à l’appel des organisations de jeunesse et antifascistes, des manifestants antifascistes sont descendus dans les rues pour s’opposer à une manifestation d’extrême-droite à laquelle étaient présents le Parti Populaire (PP) et Nation. Alors que ceux-ci défilaient tranquillement sous la protection de la police, les militants antifascistes, eux, ont été brutalement réprimés. Deux d’entre eux se sont retrouvés aux urgences, alors que les autres étaient emmenés aux casernes d’Etterbeek.

Les images des manifestants fracassés par la police ont provoqué une indignation générale, ce qui a obligé la ministre Milquet et le bourgmestre Thielemans à annoncer une enquête. Comme nous nous en doutions, six mois plus tard, nous n’avons toujours pas de nouvelles de cette « enquête ». Par contre, les militants réprimés reçoivent, depuis le 27 novembre, des amendes administratives pour « participation à une manifestation non autorisée ». Le deux poids deux mesures pratiqué par les autorités est scandaleux. L’extrême-droite, elle, était protégée par la police lui permettant de scander ses appels à la haine et ses slogans racistes.

Dans cette période de crise du capitalisme, les autorités n’ont qu’une seule réponse : l’austérité. Mais  l’exclusion du chômage et la diminution des l’allocations, l’accès de plus en plus difficile au logement, la paupérisation des travailleurs et l’attaque sur l’index, la destruction de nos services publics, etc. ne sont pas des mesures populaires. Avec l’austérité vient donc aussi la répression. Aujourd’hui encore plus qu’hier, le droit de manifester est mis en danger. Face à la mobilisation croissante, les sanctions administratives sont l’un des nouveaux outils utilisés pour faire taire la contestation. Bientôt, elles serviront à criminaliser les piquets de grève et à paralyser les organisations syndicales.

Nous avons décidé de ne pas payer les amendes administratives , que nous jugeons illégitimes et dangereuses. Pour faire face à cette répression des mouvements sociaux, nous avons besoin de votre soutien. Nous appelons toutes les organisations à être solidaires avec notre lutte.

NOUS NE PAYERONS PAS,  NOUS NE CEDERONS PAS FACE A LA REPRESSION.

STOP à la répression, NON au fascisme et NON à l’austérité !

Premier signataires :

JOC bruxelles

Etudiants FGTB bruxelles

Initiative de solidarité avec la grèce qui résiste

Egalité

Etudiants de Gauche Actifs – Actief Linkse Studenten

Radio Panik

Blokbuster

Parti Socialiste de Lutte – Linkse Socialistische Partij

Partito della Rifondazione Comunista  – Federazione Comunista del Belgio

Ligue Communiste Révolutionnaire – Socialistische Arbeiderspartij (LCR-SAP)

Vonk/Unité Socialiste

Mir-Irg/AGIR pour la Paix

Comités Action contre l’austérité en Europe (CAE)

Ecolo J

Vie Féminine Bruxelles

Pro Jeunes

Jeunes Anticapitalistes (JAC)

Ligue Communiste des Travailleurs (LCT)

Sud Etudiant Orléans

Comac

FEWLA, soutien actif à la lutte du peuple Mapuche

Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD)

Parti Communiste

Collectif Artivist

Equipes Populaires

JOC liège

Jeunes FGTB

Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (CLEA)

Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM)

Mutualité Saint-Michel

Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC)

Le texte est en cours de signature dans différentes organisations.
Nous appelons les individus à signer la motion en ligne. Les organisations peuvent signer la motion en envoyant un mail à STOP.repression.be@gmail.com

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