COMMUNICATION IMPORTANTE: Nouvelle arrestation d’un militant bruxellois.

Cette après-midi en marge du rassemblement des sans papiers un militant très actif de la gauche bruxelloise a été arrêté. Alors qu’il quittait le rassemblement, il a été coursé, plaqué au sol et menotté. Selon les policiers, il s’agirait d’une arrestation judiciaire sans relation avec la manifestation en cours.

L’arrestation de ce militant n’est pas étrangère à un contexte de répression généralisée des mouvements sociaux et de celles et ceux qui y prennent part. Rappelons qu’aujourd’hui nous manifestions en solidarité avec Ahmed, porte parole du comité des afghans sans papiers, enfermé et expulsé ce mercredi. Il y a quelques mois, c’était un délégué cheminot qui se voyait assigner une astreinte de 1700 euro pour avoir participé à un piquet de grève. Ce ne sont là que quelques exemples, pour les militant.e.s le temps est à la vigilance.

Ce contexte est le pendant des politiques de destruction sociale de ce gouvernement. Devant l’intensification de l’offensive raciste et anti-sociale, la répression vise à diviser et isoler les différentes parties du mouvement. Notre réponse ne peut être que la solidarité et l’unité, cette nouvelle offensive doit nous renforcer dans notre détermination.

Nous vous invitons à relayer cette communication et à rester attentifs/ves à la suite des évènements.

Solidarité face à la répression !

POLICE FEDERALE, MILICE DU CAPITAL

Lors du dernier sommet européen du 15-16 octobre dernier, les dirigeants européens se sont une nouvelle fois cachés derrière la police pour élaborer leurs politiques violentes et antisociales. Celle-ci n’a reculé devant aucune méthode pour protéger les puissants et leurs profit. 

Le jeudi 15 octobre avait lieu une action de désobéissance civile non-violente visant à perturber autant que possible le sommet européen. A cette occasion, nous avons pu assister à un énorme déploiement policier, complètement disproportionné face à des militants non-violents.

Des personnes ont été encerclées, puis arrêtées dans plusieurs rues au nord du rond-point Schumann avant d’être arrêtées, colsonnées et assises par terre en chenille dans le froid et l’humidité pendant plusieurs heures. Du fait de telles conditions d’arrestation, deux personnes ont fait une crise d’hypothermie tandis qu’un homme a été pris d’un malaise grave devant les policiers, qui l’ont laissé colsonné à même le sol durant une heure. Au même moment, un citoyen qui filmait la scène a été bousculé par les policiers présents lui l’ont sommé de quitter les lieux [LIEN].

Plusieurs personnes filmant les événements, journalistes citoyens et professionnels, ont été malmenées par la police : bousculades, interdictions de filmer, arrestations. C’est notamment le cas de l’équipe de Zin TV, dont le cameraman a été arrêté. Les images qu’il avait prises pendant la journée ont été effacées par les policiers [LIEN]. Ces images démontraient l’attitude violente, arbitraire et humiliante de la police à l’égard des manifestants. D’autres images corroborent les témoignages de manifestants ayant été arrêtés de manière brutale alors qu’ils ne se rebellaient pas (étranglement, coup de matraque, etc.). Aucune loi n’interdit pourtant de filmer une arrestation et filmer est d’autant plus légitime si l’enregistrement permet de démontrer un comportement problématique de la part de la police.

Le samedi 17 octobre, une manifestation ayant rassemblé plus de 3000 personnes a eu lieu. Malgré l’interdiction de M. Mayeur, qui voulait «  ne pas perturber le shopping du samedi dans le centre », les manifestants ont défilé jusque sur la place de la Monnaie. De là, une trentaine de militants se sont rendus dans la rue Neuve pour occuper pacifiquement le Macdonald pendant quelques minutes avant de se diriger vers le Quick juste en face. Le tout se déroulait dans une ambiance festive (musique, poudre colorante, fumigènes, etc.) jusqu’à ce que des policiers rejoignent la rue Neuve en courant, casqués et matraque à la main.

Les policiers ont poursuivi les manifestants jusque dans les ruelles avoisinantes où ils ont procédé à des arrestations, parfois bien après la dislocation du petit rassemblement. Ils ont ainsi interpellé et arrêté des personnes au hasard, dans la rue Neuve et aux alentours, sous prétexte qu’ils ressemblaient à des manifestants. De fait, des manifestants, il y en avait un peu partout : une manifestation venait de se terminer à deux pas de là.

Un journaliste italien a été arrêté alors qu’il était en possession d’une carte de presse. Il affirme qu’un des agents lui a porté un coup à la tête pour lui confisquer son appareil photo. Lors de sa sortie de cellule, les agents de police ont refusé de lui rendre sa carte mémoire. Au même titre que d’effacer des photos, ceci n’est pas légal sans mandat d’un juge d’instruction.

Une vingtaine de personnes ont finalement été arrêtées arbitrairement ce jour-là. Certaines ont juste eu le malheur de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Une partie d’entre elles sont poursuivies pour dégradations.

Force est de constater que les affaires et le commerce priment sur notre droit fondamental à manifester notre désaccord avec un traité et avec un système socio-économique qui donne toujours plus de pouvoir aux multinationales tout en nous appauvrissant sans cesse. Cette priorité se traduit dans la volonté d’Yvan Mayeur de transformer le centre-ville en zone commerciale dédiée au tourisme, à l’encontre des intérêts des travailleurs (piétonnier, zone touristique, interdiction de manifester).

Pour appliquer ses attaques sociales, le gouvernement renforcement de la violence et de la répression de la contestation : police infiltrée lors de la manifestation nationale du 7 octobre, huissiers sur les piquets de grève, attaque en justice de grévistes, répression violente à l’égard de manifestants pacifiques les 15 et 17 octobre, etc.

En promouvant le marché et la répression qui le protège alors qu’il se déclare opposé au TTIP, Yvan Mayeur étale au grand jour le triste spectacle de ses contradictions.

Nous appelons tou.te.s à être solidaires avec tous les arrêtés. Nous espérons qu’ils porteront plainte même si cela n’aboutit que rarement. Pour la campagne Stop Répression , face à l’impunité quasi-totale de la police. Il faut surtout une réponse politique, en poursuivant nos mobilisations unitaires, pour contrer la montée sécuritaire – de Mayeur à Jambon – et la loi du profit !

« Arrêtez ! Je ne sais plus respirer » : une mère et son fils tabassés et insultés au commissariat

Mwadi et son fils se sont rendus au commissariat pour faire une déclaration de perte de carte d’identité. Ils se sont retrouvés insultés et tabassés puis mis en cellule. Afin de dénoncer cette situation, beaucoup trop fréquente, un rassemblement est organisé devant le commissariat, rue Démostène à Anderlecht, ce lundi 29 juin à 18h. STOP aux violences policières !

Voici son histoire :

Dimanche 14 juin mon fils est allé à la police Démostène ( Jaques Brel) pour faire une déclaration de perte de carte d’identité. Le policier présent a commencé à lui faire remarquer qu’il était connu des services des polices. Sur quoi mon fils a répondu qu’il n’y était pas là pour ça mais pour faire une déclaration de perte. Ensuite, les policiers l’on menacer de le gifler, on refusé de faire sa déclaration et lui on dit de « dégager ».

Il est alors revenu à la maison vers 13h45 et m’a raconté ça. Je lui ai dit, écoutes, je t’accompagnes pour voir comment ça se fait qu’ils refusent. Je suis arrivée là-bas avec mon fils au alentour de 14h15. Je me suis adressé à la dame de l’accueil et je lui ai dis que je venais voir ce qu’il s’était passé avec mon fils, pourquoi ils lui ont refusé de faire sa déclaration de perte. Celle-ci m’a fait rentrer à l’intérieur en m’indiquant de quel policier il s’agissait. Mon fils lui, est resté dans le couloir.

Je me suis alors adressée au policier en question. Je lui ai demandé : « Mr, pourquoi vous refusez la déclaration de perte de mon fils ». Celui ‘a répondu sur un ton agressif: «  on est pas obligé, ça se fait à la commune ». Je lui ai répondu que ce sont ces collègues de 1000 Bruxelles qui ont conseillé à mon fils, lorsqu’il s’y ai rendu, de leur déclarer par mesure de sécurité. Une de ses collègues est arrivée durant la conversation en secouant une feuille devant moi et en disant «  vous savez lire, on ne fait plus ça à la police on est pas obligé, ça se fait maintenant à la maison communale ».

Celui-ci me répond : «  Ah oui, mais vous voyez comment votre fils me parle, il est impoli ». Je lui ai répondu : « avec vous c’est toujours la même chose même si on vient pour une déclaration de perte, il y a toujours des problèmes, c’est toujours la fautes des autres. Vous vous parlez soi-disant toujours gentillement et c’est toujours les autres qui vous agressent. La preuve, il y a une bonne connaissance à nous, Dieumerci Kanda qui est venu faire une déclaration de perte et qui est mort en cellule. J’ai peur de vous, que ça arrive aussi à mon fils et on qu’on ne maquille ça en suicide. » Je leur ai également dit que j’en sais quelque chose, mon frère ayant été tué par la police. Je leur ai dis que pour toutes ces raisons, je me méfie beaucoup d’eux et que je ne leur faire pas confiance ». Je lui ai dit : pour moi, avec le vécu que j’ai eu et que j’ai subi, la police tue, massacre et humilie et viole des innocents »

«  Quand il s’agit de noirs, d’arabes vous ne les considérez pas comme des personnes ». Ces collègues, présents dans le bureau ont commencé à se méler de la conversation, à m’agresser verbalement: « vous-vous prenez pour qui connasse, on est pas des racistes… » L’un me disant : la preuve j’ai pris la plainte d’une africaine en me montrant une feuille avec la photo de la dame en question ». Le ton a commencé à monter. L’ensemble des policiers présents sont sorti de leur bureau et sont venu vers moi pour m’agresser verbalement. Il m’ont dit : «  maintenant vous vous calmez et vous sortez » en se dressant devant moi. Je me suis levée, leur ai demander de ne pas me parler comme ça « parce que je suis pas une chienne », que j’ai une bouche pour parler et m’exprimer, que nous sommes en 2015 et qu’il faut respecter la liberté d’expression ». Dressés devant moi, ils ont commencé à me bousculer. Je me suis dirigée vers la sortie.

Une fois dans le couloir, je m’inquiète de ne pas voir mon fils. J’ai alors demandé au policier m’escortant, où était mon fils. Et il m’ont répondu : «  on ne sait pas » en me poussant vers la sortie. J’ai refusé de sortir sans mon fils et j’ai insisté pour savoir où il était par peur de ce qu’ils pourraient lui faire. Ils m’ont poussé dehors mais je leur ai dis que je ne sortirais sans mon fils car il n’y avait pas de raison qu’ils le gardent. Ils ont claqué la porte devant mon nez. J’ai sonné et j’ai dis que je ne partirais pas et que j’attendais mon fils. Ils sont alors sorti à plus ou moins 8. J’ai hurlé en leur disant de ne pas me toucher. Ils m’ont fait une clé au niveau du cou, me coupant ainsi la respiration pour m’empêcher de crier. Ils m’ont fait rentrer de force dans le commissariat en me soulevant et m’ont porté un coup sur le visage. Je leur ai dis : « arrêtez, je n’arrive plus à respirer ». Une fois à l’intérieur, je leur ai demandé de me lâcher. Ils m’ont jetée par terre, ils m’ont mis un pied sur le dos pour m’immobiliser et continuait à me me faire une clé au niveau du cou. J’étais prête à m’évanouir. La femme qui m’a agressée verbalement plus tôt est arrivée, elle a arraché mes chaussures et mon soutien gorge. Ils m’ont ensuite poussée dans un cachot. J’étais mal en point, j’avais mal au larynx, aux oreilles et j’avais du mal à respirer.

J’étais couchée par terre dans le cachot et j’ai sonné plusieurs fois sur un bouton en appelant à l’aide. Environ une heure aprés, des ambulanciers sont rentrés dans le cachot accompagnés de deux policiers. Ils ont pris ma tension, on dit au policier qu’il n’y avait rien d’urgent et sont repartis. Je suis restée au cachot jusqu’à ce qu’ils me fassent sortir. Il était alors 22h10. Mon fils est sorti au même moment. Ils nous ont fait signer des papiers de sortie et nous ont rendu nos affaires. En sortant de là, nous sommes allés aux urgences pour faire constater les blessures et je me suis appercue que je n’avais plus l’argent que j’avais avant mon arrestation (300 euros).

MOBILISATION CONTRE LE MEETING DU PARTI NEONAZI AUBE DOREE EN BELGIQUE: NO PASARAN !

Ce 4 octobre 2014, le MAS – un mouvement fasciste français – organise un meeting en Belgique avec deux eurodéputés d’Aube dorée (Grèce) et le président de Casa Pound (Italie). Ces deux organisations ouvertement fascistes, néonazies et violentes n’ont rien à faire dans nos quartiers!

Aube Dorée est une organisation néonazie et violente qui attaque les immigrés, les musulmans et les Roms dans les rues et les marchés d’Athènes où encore les syndicats et les citoyens dans les manifestations et sur les piquets de grève. On se souvient que ces militants ont assassiné le rappeur Pavlos Fyssas en pleine rue l’année dernière. Les liens de cette organisation avec la police grecque sont nombreux et leur assurent une totale impunité en Grèce. Comme toutes les formations d’extrême-droite, ils attaquent tout ceux qui refusent de marcher au pas derrière leur chef.

Casa Pound est peut être moins connue sous nos latitudes, il s’agit d’un mouvement italien qui se veut « le fascisme du XXI siècle ». Ils sont considérés comme un modèle pour énormément de mouvements d’extrême droite européens, ils se réclament notamment héritiers de Mussolini et se basent sur des milices de rues animées par leur organisation étudiante! Extrêmement violents, en 2006, ils ont attaqué des étudiants du secondaire à coup de ceinture dans une manifestation pour une école démocratique. Un chef, une nation « éthique », … cette organisation avance à visage masqué pour ressortir des poubelles de l’histoire une horreur sans nom.

Face au désastre social que nous imposent les gouvernements et les spéculateurs, ces formations prétendent combattre le « système ». L’histoire a prouvé que tout ce qu’ils proposent c’est de la barbarie, des massacres et des guerres. Pour nous, les réponses aux crises du capitalisme passent par la mobilisation solidaire et unitaire des 99%.

Nous refusons de laisser les fascistes et les nazis répandre leur haine du « musulman », du « juif », de l’étranger ou du militant. Ils sont dangereux et il faut les arrêter partout et toujours ! Faisons entendre notre voix. Arrêtons ce meeting.

Rejoignez la contre manifestation populaire et antifasciste ce samedi 04 octobre à la Gare Centrale.

USE, JOC Bruxelles, EGA, Blockbuster, Initiative de Solidarité avec la Grèce qui Résiste, FEWLA, JAC; LCR-SAP, interrégionale du Front Antifasicte, ACV jongeren, COMAC, Les Jeunes FGTB Charleroi & sud hainaut, Jeunes FGTB, Agir pour la Paix,…

 

Lien de l’événement facebook : https://www.facebook.com/events/951739591507848/

Télécharger le tract ici: http://www.stop-repression.be/?attachment_id=2140

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